Radars en France : un record de recettes et une explosion du nombre de contrôles
Le développement des radars en France continue de s’accélérer, et 2026 ne devrait pas faire exception. L’État prévoit d’investir massivement pour renforcer la surveillance routière et augmenter ses recettes issues des amendes. Selon les projections, la France pourrait atteindre un record de 1,25 milliard d’euros de recettes provenant des contrôles automatisés.
Une flotte de radars en expansion
Le nombre de radars en service devrait approcher les 4 880 unités à la fin de l’année 2026. Parmi elles, environ 4 200 fonctionneront simultanément, un chiffre similaire à celui actuel. La grande nouveauté concerne le renouvellement du parc existant : près de 700 anciens dispositifs seront remplacés par des modèles plus modernes, capables de multiplier les contrôles.
Les radars autonomes, souvent temporaires, continueront d’être déployés. Leur nombre pourrait atteindre 700, avec une volonté de maintenir entre 500 et 600 appareils en activité permanente, malgré les risques de vandalisme ou de déplacement.
Les radars urbains et leur évolution
Les radars urbains continueront également leur déploiement. Après l’installation de 75 appareils dans des zones pilotes, 265 autres seront ajoutés. Certains de ces radars seront même placés hors des zones urbaines, surprenant certains automobilistes. Une innovation notable : le retour du flash. Ces radars « tourelles » seront équipés d’un signal lumineux pour alerter immédiatement le conducteur en cas d’infraction.
Les voitures radars privées étendent aussi leur activité. Depuis 2025, leur surveillance couvre désormais toute la France métropolitaine, sauf l’Île-de-France et la Corse. La mise en service dans ces régions reste encore à préciser, notamment en Corse. La région parisienne n’est pour l’instant pas concernée.
Une surveillance renforcée par les polices municipales
Les polices municipales vont également intensifier leur action. En 2026, 5 000 communes devraient utiliser le procès-verbal électronique pour les infractions. Si le Parlement autorise l’extension de leurs compétences, elles pourront constater certains délits et délivrer des amendes forfaitaires délictueuses.
À terme, 75 délits pourraient être concernés, contre seulement 14 aujourd’hui. Dès cette année, entre 20 et 30 infractions pourraient ainsi être verbalisées, notamment en cas de grands excès de vitesse. Enfin, les radars de bruit devraient également commencer à verbaliser cette année, renforçant encore le contrôle des nuisances sonores.
