Lyon en tête des villes les plus embouteillées de France en 2025

Lyon en tête des villes les plus embouteillées de France en 2025

Lyon reste la ville la plus embouteillée de France en 2025

Selon le rapport TomTom Traffic Index publié ce mercredi 21 janvier, Lyon est la ville française où les automobilistes ont le plus perdu de temps dans les bouchons en 2025. En moyenne, ils ont passé 121 heures par an dans la circulation congestive, soit deux heures de plus qu’en 2024.

Malgré cette situation, Paris se maintient mieux avec une vitesse moyenne en légère baisse, ce qui permet aux Parisiens de perdre moins de temps dans les embouteillages. À l’échelle mondiale, cependant, d’autres villes connaissent des congestions bien plus graves.

Une congestion qui s’est accentuée à Lyon

Ce classement s’appuie sur un indice qui mesure l’impact des bouchons sur la durée des trajets par rapport à des conditions de circulation normales. En France, ce taux de congestion a légèrement augmenté par rapport à l’année précédente. Certaines villes, comme Paris ou Toulon, ont vu leur taux diminuer : Paris de 44% à 40%, Toulon de 34% à 31%.

À l’inverse, la situation s’est empirée à Lyon. Le taux de congestion y est passé de 46,5% à 47,2%. Durant les heures de pointe, la durée des trajets peut presque doubler par rapport à une circulation fluide, atteignant même 80% le matin et 90% le soir.

Concrètement, cela signifie qu’un automobiliste lyonnais parcourant un trajet de 10 km en période de forte affluence a perdu en moyenne 121 heures en 2025, contre 119 heures en 2024. Nancy arrive en deuxième position avec 116 heures perdues chaque année.

Les villes françaises : des améliorations ou des dégradations

En 2025, plusieurs villes françaises ont vu leur situation s’améliorer. Paris, par exemple, a réduit son taux de congestion, passant de 44% à 40%. La vitesse moyenne y est aussi restée faible, autour de 20 km/h aux heures de pointe, contre 20,6 km/h en 2024.

Les mesures récentes, comme la réduction de la vitesse à 50 km/h sur le périphérique ou la création d’une voie dédiée au covoiturage, ont contribué à cette amélioration. Malgré cela, le temps perdu reste conséquent, avec 109 heures par an dans les bouchons pour les automobilistes parisiens, soit 6 heures de moins qu’en 2024.

Pour d’autres villes comme Grenoble, Rouen, Brest ou Nice, la situation s’est aussi améliorée, tandis que Marseille, la deuxième plus grande ville du pays, a vu son taux de congestion stagner à 39,4%.

Les pics de congestion liés à des périodes spécifiques

Les jours les plus congestionnés varient selon les villes. À Lyon, c’est pendant la période de Pâques à la mi-avril. À Bordeaux, ce sont la fin des vacances d’été, et à Paris, le week-end de la Pentecôte. La météo, qui avait fortement impacté la circulation en 2024, a joué un rôle moindre en 2025, le trafic étant principalement influencé par les vacances et les longs week-ends.

Une situation mondiale bien plus problématique

Au niveau mondial, la congestion s’est aussi accentuée. Sur près de 500 villes étudiées, le taux moyen de congestion est passé de 20% à 25%. La capitale du Pérou, Lima, détient le record avec 195 heures perdues par an dans les bouchons, soit près du double de Lyon et du triple de Paris.

Mexico, en tête du classement mondial, affiche un taux de congestion moyen de 76%, avec des pics pouvant atteindre 126% aux heures de pointe. Bangalore et Dublin complètent le top des villes les plus embouteillées, avec respectivement 74,4% et 72,9% de congestion.

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