Crise historique dans l’industrie auto britannique : la production chute lourdement

Crise historique dans l’industrie auto britannique : la production chute lourdement

Une année difficile pour l’industrie automobile britannique

Selon la SMMT, l’association des constructeurs britanniques, la production automobile au Royaume-Uni a atteint son niveau le plus bas depuis 73 ans. En 2025, seulement 764 715 véhicules ont été assemblés, soit une chute de 15,5 % par rapport à l’année précédente.

Les difficultés accumulées cette année ont été nombreuses. La fermeture de l’usine Vauxhall de Luton en mars a marqué un tournant, laissant un vide important dans la région et contribuant à la baisse des véhicules utilitaires, qui ont chuté de 62 %. La cyberattaque qui a paralysé Jaguar Land Rover début septembre a également pesé sur la production.

La situation géopolitique n’a pas arrangé les choses. La décision de Donald Trump d’imposer de nouvelles taxes à l’importation a accru les difficultés. Même si un compromis a été trouvé, les droits de douane pour accéder au marché américain ont été multipliés par quatre, passant de 2,5 % à 10 %, ce qui a freiné les exportations britanniques.

Un secteur en quête de relance

Malgré ces obstacles, des signes d’espoir existent. La SMMT prévoit une reprise avec une croissance des volumes de production au-delà du million de véhicules dès 2027. Cette relance repose principalement sur l’électrification. En effet, les usines britanniques ont récemment commencé leur transformation vers la production de véhicules électriques.

Par exemple, Nissan a lancé la nouvelle Leaf à Sunderland avant Noël, et Jaguar Land Rover s’apprête à commercialiser ses nouveaux Range Rover et Jaguar entièrement électriques depuis Solihull.

Pour atteindre les objectifs fixés par le gouvernement, qui vise 1,3 million de véhicules produits en 2035, il est évident que plus que la seule volonté sera nécessaire. Mike Hawes, le président de la SMMT, souligne qu’il pourrait être indispensable qu’un nouveau constructeur s’installe au Royaume-Uni. La Chine est souvent évoquée comme une possible nouvelle source d’investissements.

Les défis européens et l’incertitude

Un autre obstacle majeur vient de l’Union européenne. Bruxelles pourrait réserver 100 % de ses bonus écologiques aux voitures fabriquées sur le continent. Si les batteries et composants ne sont pas produits localement, cela pourrait imposer des droits de douane prohibitifs pour les véhicules électriques britanniques traversant la Manche.

Actuellement, la capacité de production de batteries en Europe et au Royaume-Uni reste insuffisante pour respecter ces nouvelles normes. La dirigeante de la SMMT espère obtenir un délai de grâce ou un accord de dernière minute, sous peine de rendre l’accès au marché européen très difficile pour les fabricants britanniques.

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