Voitures radars privées en ville : menace ou progrès pour votre permis

Voitures radars privées en ville : menace ou progrès pour votre permis

Les voitures radars privées en ville : une question d’actualité

Présentes sur l’ensemble du territoire français, les voitures radars privées pourraient-elles bientôt sillonner les zones urbaines ?

Ces véhicules, qui ont été déployés pour décharger les forces de l’ordre, sont désormais conduits par des employés de sociétés privées. Leur mission : contrôler la vitesse des automobilistes et verbaliser ceux qui dépassent les limites. Une particularité notable : ces voitures sont presque indétectables pour les conducteurs, ce qui oblige à une vigilance accrue. Pour le moment, elles circulent essentiellement hors des grandes villes, sauf en Île-de-France.

Une évolution récente attire l’attention : selon la dernière base de données officielle, en 2024, ces véhicules ont réalisé 9,6 millions de contrôles dans 55 départements. Parmi eux, 173 605 concernent des axes où la limite est fixée à 50 km/h. Ce chiffre, bien que modeste (1,8 % du total), marque une baisse par rapport à 2023, où 12,7 millions de contrôles avaient été effectués, sans aucun ciblant des zones limitées à 50 km/h.

Les contrôles en ville : une réalité en évolution ?

Ce changement soulève la question : ces voitures radars commencent-elles à opérer en zone urbaine ? La réponse est nuancée. Les données montrent que ces contrôles à 50 km/h concernent principalement des traversées de villages ou de zones rurales, notamment sur des routes départementales. Les centres-villes et zones densément peuplées restent, pour l’instant, peu concernés. Les opérateurs privilégient des routes secondaires où la limitation de vitesse est ponctuellement abaissée.

Des incohérences et un taux d’infraction élevé

Célibataires de contrôles sur des axes où la vitesse limite dépasse 50 km/h, certains signalements en Gironde, notamment vers Saucats sur la RD21, soulèvent des questions. Des signalements concernent aussi la proximité de la dune du Pilat. Ces incohérences pourraient indiquer des erreurs dans la mise à jour des bases cartographiques utilisées par ces véhicules. Une erreur de ce type peut entraîner des décalages temporaires, faussant les verbalisations.

Malgré ces risques, les autorités assurent vérifier la fiabilité des données avant de sanctionner définitivement. Cependant, lorsqu’elles surveillent une zone limitée à 50 km/h, le taux de verbalisation est très élevé : il atteint 27,5 %. La moyenne globale, toutes vitesses confondues, s’établit à 10,3 %. La raison principale : la transition vers une zone à 50 km/h passe souvent inaperçue, et les conducteurs ne s’en rendent pas compte, ce qui peut entraîner une verbalisation immédiate.

Les départements les plus concernés en 2024 sont situés dans le nord et le sud-ouest, notamment le Pas-de-Calais et le Nord.

Pour rappel, les sociétés privées chargées de ces contrôles adaptent leurs itinéraires en fonction des instructions des préfets. La maîtrise des zones surveillées par ces radars reste donc une compétence de l’État, qui conserve le contrôle sur le choix des secteurs contrôlés.

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