La montée fulgurante des marques chinoises en Europe
Une croissance rapide des marques chinoises sur le marché européen
En quelques années, des marques comme BYD, MG (groupe SAIC), Chery ou Geely sont devenues visibles sur les routes européennes. En 2024, elles ont vendu environ 760 000 voitures, ce qui représente près de 5 % du marché. En 2025, leur part a augmenté à environ 6 %, avec une croissance que peu de constructeurs traditionnels peuvent égaler.
Cette progression est encore plus marquée dans certains pays. La Norvège affiche une part de marché de 14 % pour les marques chinoises, le Royaume-Uni 11 %, l’Espagne et l’Italie autour de 9 %, et la Pologne 8,2 %. En revanche, en Allemagne ou en Slovaquie, elles ne représentent que 2 %. Face à cette montée en puissance, l’Union européenne a mis en place des droits de douane supplémentaires pouvant atteindre 35 % sur les véhicules électriques chinois, tout en épargnant largement les hybrides rechargeables et les véhicules thermiques.
Une percée qui devient significative
Bien que la part de marché globale des marques chinoises reste modeste, elle connaît une hausse rapide. En 2025, elles représentaient environ 6 % du marché européen, contre 5 % l’année précédente. À la fin 2025, leur part approchait même les 9,5 % des nouvelles immatriculations, soit presque une voiture sur dix. Sur certains trimestres, elles ont dépassé les marques coréennes, une étape importante dans le paysage automobile européen.
Les acteurs principaux sont toujours BYD, MG (groupe SAIC), Chery et Geely. Les chiffres du premier semestre 2026 montrent des augmentations spectaculaires : BYD a vu ses ventes augmenter d’environ 145 %, Chery de 305 %, tandis que Tesla a progressé d’environ 54,6 %. Un autre avantage pour le consommateur européen : les études montrent que certains modèles chinois sont jusqu’à 10 000 € moins chers que leurs équivalents européens, avec un équipement souvent comparable.
Les constructeurs historiques en perte de vitesse
La montée des marques chinoises commence à faire reculer des constructeurs traditionnels. Les données de marché montrent que des marques centenaires comme Ford ou Mercedes‑Benz cèdent du terrain. Ford, par exemple, a vu ses ventes en Europe diminuer d’environ 15,2 % au premier semestre 2026. Nissan et Porsche figurent aussi parmi les marques en forte baisse. Dans certains segments, les volumes de BYD, Chery ou Tesla dépassent désormais ceux de ces marques établies.
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Malgré tout, les grands groupes comme Volkswagen, Renault ou Hyundai restent en tête. Volkswagen, par exemple, conserve la première place avec 25,6 % de parts de marché au premier semestre 2026, mais a perdu un point par rapport à l’année précédente. Renault et Hyundai ont également vu leur part diminuer d’environ un point. Pendant ce temps, les marques chinoises et Tesla connaissent une croissance à deux ou trois chiffres. La combinaison des ventes de BYD et Tesla dépasse désormais celles de certaines marques longtemps considérées comme incontournables, telles que Nissan ou Mazda.
- Ford : baisse d’environ 15,2 % des ventes en Europe au premier semestre 2026.
- Nissan et Porsche : parmi les marques en recul significatif.
- Volkswagen et Renault : en légère perte de parts, autour d’un point chacun.
Les raisons de cette évolution
Ce changement s’explique par plusieurs facteurs. La transformation du marché chinois joue un rôle clé. Sur le premier semestre 2026, 72 % des voitures neuves y ont été vendues par des marques chinoises. Pendant ce temps, les ventes de constructeurs allemands ont chuté d’environ 29 %, et celles des Japonais de 17,7 %. Les marques étrangères restent surtout présentes sur les modèles thermiques, alors que les groupes chinois dominent désormais le marché des véhicules électriques, grâce à des plateformes dédiées, des logiciels embarqués et des mises à jour en ligne intégrées à leurs véhicules.
Un autre facteur important est l’exportation. En 2026, la Chine a expédié environ 5,1 millions de véhicules à l’étranger, en hausse de 65,3 % sur un an. En juin, près de 37 % des véhicules produits ont été exportés, dont 46,2 % étaient électriques. Les principaux exportateurs sont Chery, BYD, SAIC et Geely. L’Europe constitue un marché stratégique, car elle permet de vendre à un meilleur prix, notamment pour des modèles électriques haut de gamme, malgré des droits de douane pouvant atteindre 35 %. Cela offre à l’automobiliste européen un choix élargi, avec des prix parfois très compétitifs et des positions de vente qui évoluent rapidement.
