La voiture électrique bientôt numéro 1 en France
La voiture électrique bientôt plus vendue que l’hybride en France
En septembre 2026, en France, la compétition pour la première place des ventes de voitures neuves oppose la voiture électrique à la voiture hybride. Les chiffres montrent que l’écart entre ces deux technologies se réduit considérablement. Les aides publiques et la hausse des prix des carburants jouent un rôle clé dans cette évolution.
Un marché automobile très dynamique
Le marché des voitures particulières neuves a connu une forte progression en septembre 2026. Avec 156 629 immatriculations, il enregistre une hausse de 12 % par rapport à septembre 2025. Sur ce total, les voitures hybrides représentent encore 43 % des ventes, tandis que les voitures électriques atteignent 42 %. La progression des véhicules électriques est impressionnante, avec une hausse de 108 % en un an, tandis que celle des hybrides recule de 6 %. Cette tendance modifie déjà la physionomie du marché automobile français.
Une progression remarquable des voitures électriques
Depuis le début de l’année 2026, 387 338 voitures électriques ont été immatriculées, soit 31 % des ventes totales de voitures neuves entre janvier et septembre. Leur nombre a augmenté de 79 % par rapport à l’année précédente. En septembre, elles représentent 65 243 unités, soit 42 % du marché, et se rapprochent des hybrides. En 2018, ces véhicules ne représentaient que 2 % des ventes neuves en France. La croissance est donc très rapide.
Chez les particuliers, cette progression est encore plus visible. En septembre 2026, 41 503 voitures électriques ont été immatriculées, représentant 47 % du marché dans ce segment. Dans les flottes d’entreprise, elles comptent 16 940 unités, soit 43 % du marché. La croissance annuelle atteint 76 %. Selon Marie‑Laure Nivot, experte en analyse du marché automobile, cette montée en puissance est soutenue par le leasing social, les aides financières telles que le bonus écologique, et une offre de modèles en constante augmentation.
Les facteurs favorables à l’électrique
Les prix des carburants élevés, les aides publiques et la volonté des entreprises d’électrifier leur parc encouragent cette tendance. En septembre, les ventes de voitures essence ont chuté de 39 %, avec seulement 16 391 unités, soit 10 % du marché. Le diesel a connu une baisse encore plus forte, de 62 %, avec 2 412 immatriculations. Parallèlement, les voitures hybrides continuent de représenter une part importante, avec 67 349 unités vendues, soit 43 % du marché. Les hybrides rechargeables totalisent 10 028 unités, soit 6 %.
Les dispositifs publics jouent un rôle central dans cette transition. Le leasing social, relancé en juillet 2026, propose 50 000 voitures électriques à moins de 200 euros par mois. De plus, de nouvelles aides ont été mises en place en septembre pour les gros rouleurs et les taxis. Les normes environnementales, comme la norme CAFE, incitent aussi les constructeurs à privilégier les véhicules électriques pour respecter leurs objectifs de réduction de CO2.
Une évolution en marche dans les flottes d’entreprise
Les gestionnaires de flottes d’entreprise accélèrent leur transition vers l’électrique. Au premier semestre 2026, cette motorisation est devenue la première dans l’acquisition de véhicules par les entreprises. Le rôle du diesel s’est considérablement réduit dans ces parcs. La tendance à la transition vers l’électrique est déjà bien engagée, et l’écart avec l’hybride se réduit rapidement.
