Renault Captur 1ère génération : le vrai prix à payer avant d’acheter
Le Renault Captur de première génération, produit entre 2013 et 2019, a connu un grand succès en raison de son look coloré, sa maniabilité en ville et ses caractéristiques pratiques comme la banquette coulissante et le coffre à double fond. Plus d’un million d’exemplaires ont été vendus, ce qui en fait un choix populaire d’occasion.
Cependant, derrière son apparence sympathique, certains points faibles techniques méritent d’être surveillés avant l’achat. La plateforme est basée sur la Clio IV, ce qui implique quelques faiblesses héritées de cette dernière. Il est important de connaître les versions à privilégier et celles à éviter pour éviter des coûts de réparation importants.
Fiabilité et moteurs à éviter
Globalement, le Captur affiche une fiabilité moyenne. Mais selon la motorisation, les risques varient. Le moteur essence 1.2 TCe 120 chevaux est le plus problématique. Il souffre de défauts de conception, notamment une fuite d’étanchéité des pistons qui entraîne une surconsommation d’huile. Même après plusieurs réparations, le problème peut persister, et dans certains cas, conduire à une casse moteur. Il est conseillé d’éviter ce moteur si l’historique d’entretien est flou.
Le diesel 1.5 dCi, en 90 ou 110 chevaux, présente aussi des risques. En période très froide, la condensation peut s’accumuler dans l’échangeur, puis tomber dans les cylindres. Cela peut endommager le démarreur, qui peut sauter ou même détruire le moteur, avec des coûts très élevés. Certains propriétaires ont dû changer tout le moteur ou plusieurs injecteurs, ce qui montre que cette motorisation n’est pas totalement fiable. En revanche, les moteurs essence plus récents, comme le 1.3 TCe, sont généralement plus fiables et agréables au quotidien.
Problèmes liés à la mécanique, la boîte et l’électronique
Le petit moteur essence 0.9 TCe 90 chevaux est généralement plus robuste, mais certains ont signalé des embrayages qui doivent être remplacés rapidement. La boîte automatique à double embrayage EDC, proposée avec plusieurs moteurs, a souvent une conduite peu fluide. Elle peut présenter des à-coups après 50 000 km, voire nécessiter un changement d’embrayage vers 60 000 km, avec des coûts pouvant atteindre 2500 euros.
Les systèmes électroniques ne sont pas exempts de défauts. La climatisation peut devenir capricieuse, notamment à cause de capteurs défectueux ou de fuites de gaz. La réparation coûte alors environ 900 euros. Le système Stop & Start peut aussi poser problème, parfois à cause d’un simple logiciel à mettre à jour pour une centaine d’euros.
Les équipements multimédia, comme le Media Nav ou le R-Link, sont aussi sujets à des bugs : écran figé, commandes inopérantes. Une mise à jour peut temporairement résoudre le problème, mais il revient souvent, ce qui peut exaspérer les propriétaires.
Carrosserie, habitacle, rappels et conseils pour l’achat
À l’intérieur, le Captur est équipé principalement de plastiques durs et brillants, qui peuvent se rayer facilement et produire des bruits parasites avec le temps. La sellerie, souvent colorée, résiste bien à l’usure, mais les matériaux en similicuir vieillissent mal, avec des déchirures et des bourrelets qui se détériorent.
À l’extérieur, la peinture est fine et peut présenter des défauts, surtout sur les premiers modèles. Après le restylage de 2017, certains progrès ont été faits, mais les différences d’alignement restent visibles. Le soubassement est généralement en acier galvanisé, mais quelques traces de rouille superficielles ont été observées.
Rappels et vérifications essentielles
Plusieurs campagnes de rappel ont concerné les modèles. Par exemple, ceux produits avant juillet 2019 ont été rappelés en 2020 pour un risque de court-circuit pouvant entraîner un incendie. Les versions 1.5 dCi 110 fabriquées jusqu’en septembre 2015 ont été rappelées pour un problème de gestion de la dépollution. Enfin, certains modèles assemblés avant octobre 2017 peuvent avoir un défaut au niveau du correcteur de hauteur de feux.
Lors de l’achat, il est crucial de suivre un plan d’entretien rigoureux : contrôle annuel ou tous les 30 000 km, remplacement du liquide de frein, bougies, courroie de distribution (pour les moteurs à chaîne). Il faut aussi faire attention à certains signes lors de la visite :
- Vérifier le niveau d’huile et l’absence de fumées anormales sur les moteurs essence, notamment le 1.2 TCe.
- Observer le comportement au démarrage à froid du 1.5 dCi et écouter si le démarreur force.
- Tester longuement la boîte automatique EDC, en particulier pour détecter d’éventuels à-coups ou difficultés.
- Inspecter la carrosserie, la peinture, et les soubassements pour repérer rouille ou chocs.
- Consulter le carnet d’entretien et les factures pour vérifier les rappels réalisés et les réparations coûteuses déjà effectuées.
