Ivre sans permis il justifie son dérapage par une urgence dentaire à Lourdes
Un conducteur ivre et sans permis invoque une urgence dentaire pour justifier son trajet à Lourdes
Dans la nuit d’octobre à Lourdes, un homme a été arrêté par la police alors qu’il conduisait de manière chaotique. Selon le rapport des forces de l’ordre, sa voiture zigzaguait, ses feux étaient pris à contretemps et ses phares éteints en pleine nuit. Vers 1 heure du matin, les policiers ont repéré ce comportement suspect dans des rues presque désertes.
Un contrôle musclé et une excuse peu crédible
Lors du contrôle, la police a constaté que le véhicule s’arrêtait au feu rouge, repartait au feu orange, et circulait sans phares. Les agents ont également remarqué une odeur d’alcool et une élocution hésitante chez les occupants. Un test d’alcoolémie a révélé un taux de 1,1 mg d’alcool par litre d’air expiré, soit environ 2,2 g par litre de sang. L’homme, qui circulait malgré une précédente annulation de permis, a été pris en flagrant délit d’ivresse.
À la barre, il a expliqué avoir pris le volant pour conduire sa compagne à l’hôpital, en invoquant une « urgence dentaire » liée à la perte d’un bridge. Cependant, le tribunal a rapidement souligné que perdre un bridge n’est pas une urgence vitale, surtout en pleine nuit. Les magistrats ont également questionné le prévenu sur la dangerosité de sa conduite et la nécessité de prendre la voiture dans cet état. Celui-ci a admis qu’il mettait les autres en danger.
Une récidive et des faits en chaîne
Ce n’était pas la première fois que ce conducteur posait problème. Quelques semaines avant, il avait déjà été signalé pour conduite en état d’ivresse. Lors d’un précédent incident, la police avait été appelée suite à des violences entre voisins. Les forces de l’ordre avaient retrouvé le véhicule du prévenu, également en état d’ébriété, alors qu’il était impliqué dans une altercation.
Le dossier indique aussi qu’il avait déjà blessé une jeune femme lors d’un accident à Pau, en conduisant sous l’emprise de l’alcool. Face à cette succession de faits, le procureur a souligné la gravité de la situation, évoquant les nombreux morts et blessés liés à l’alcool au volant en France.
Une condamnation ferme
Le tribunal a condamné l’automobiliste à huit mois de prison ferme. Deux mois de sursis probatoire ont été révoqués. La voiture a été confisquée et il devra porter un dispositif antidémarrage éthylique pendant un an. Le procureur avait requis dix mois de prison avec mandat de dépôt, la confiscation du véhicule, et une interdiction de conduire sans dispositif antidémarrage pendant un an. La législation prévoit jusqu’à deux ans de prison et 4 500 € d’amende pour conduite en état d’ivresse avec un taux supérieur à 0,8 g par litre de sang, ainsi qu’un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende en cas de conduite sans permis.
