Assurance auto 2026 : quelles régions font grimper la facture ?
En 2026, le coût de l’assurance automobile varie fortement selon la région
Selon un baromètre annuel du comparateur d’assurances lesfurets, le prix moyen de l’assurance voiture en France en 2025 affiche d’importantes disparités régionales. La région la plus chère est la Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), avec une prime annuelle moyenne de 1 176 euros, en hausse de 3 % par rapport à l’année précédente. Pour les conducteurs sous formule tous risques, cette prime peut atteindre 1 417 euros.
Suivent l’Île-de-France avec 1 082 euros et l’Auvergne-Rhône-Alpes, qui complète le podium avec une moyenne de 1 005 euros. Ces différences importantes s’expliquent principalement par la réalité du terrain : davantage d’accidents dans les zones urbaines denses, une augmentation des vols, et des aléas météorologiques plus fréquents dans certaines régions, notamment dans le Sud-Est, où trafic intense et risques climatiques se conjuguent.
Les jeunes conducteurs, les plus touchés
Le fossé de prix est encore plus marqué lorsqu’on regarde les différentes tranches d’âge. En PACA, un conducteur de 18 à 25 ans paie en moyenne 1 811 euros par an, soit plus du double de ce qu’il paie en moyenne un senior de plus de 66 ans, avec 814 euros. Cette tendance est observée dans d’autres régions, avec des jeunes payant respectivement 1 506 euros en Île-de-France et 1 502 euros en Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce coût élevé pour les jeunes pose question. Même si leur sinistralité justifie en partie ces tarifs, cette différence soulève des questions d’équité, notamment sur l’accès à la mobilité pour ceux qui en ont le plus besoin lorsqu’ils débutent dans la vie professionnelle.
La Bretagne, une exception économique
À l’opposé, la Bretagne affiche des tarifs beaucoup plus abordables. La prime moyenne annuelle y est de 798 euros, soit 378 euros de moins qu’en PACA. Même en formule tous risques, les Bretons paient en moyenne 915 euros, ce qui reste largement inférieur aux autres régions. Pour les seniors, la prime descend même à 552 euros.
Cette situation s’explique par une circulation plus fluide, moins de vols, et une météo qui, bien que souvent humide ou neigeuse, cause rarement des dégâts importants aux véhicules. Ces facteurs contribuent à réduire le risque pour les assureurs et donc le coût de l’assurance.
