Plaques d’immatriculation sous le manteau encore possibles ? La vérité dévoilée

Plaques d’immatriculation sous le manteau encore possibles ? La vérité dévoilée

Peut-on encore obtenir des plaques d’immatriculation sous le manteau ?

Malgré le changement de réglementation, est-il encore possible d’acheter facilement de fausses plaques d’immatriculation ? C’est la question que nous avons explorée à travers un test discret.

Autrefois, il était relativement simple d’obtenir des plaques contrefaites. Mais la situation a évolué, car les vendeurs ont reçu des instructions strictes pour demander des papiers, même si la loi ne les y oblige pas forcément. De plus, la prolifération des “doublettes” complique la tâche. Pour en savoir plus, nos journalistes ont réalisé une opération en caméra cachée auprès de vendeurs.

Les vendeurs inflexibles

Chez Carter-Cash, par exemple, un vendeur nous explique qu’il refuse de faire des plaques sans la présentation des papiers originaux. Il évoque des soucis passés avec des copies de fausses cartes grises et insiste sur l’obligation de fournir ces documents. Résultat : notre tentative n’a pas abouti.

Dans un autre établissement spécialisé dans la carte grise, une vendeuse indique qu’elle ne peut pas faire de plaques sans la carte grise originale, même si on lui montre une photo du véhicule. Elle conseille plutôt de revenir avec la voiture ou les papiers, ce qui n’a pas permis d’obtenir des plaques cette fois-là.

Chez Feu Vert, même scénario : le vendeur refuse de fabriquer des plaques sans la carte grise ou le véhicule. Il explique que sans ces documents, ils risquent gros en cas de contrôle.

Les vendeurs arrangeants

Malgré ces refus, certains vendeurs ont fini par accepter de fabriquer des plaques. Dans une enseigne de clés-minute, par exemple, un vendeur accepte de faire des plaques en montrant une photo de l’auto, mais précise qu’il lui manque des éléments, comme l’identifiant départemental. Il propose tout de même de fabriquer une plaque à un prix réduit.

Dans une autre boutique, le vendeur demande une copie de la carte grise pour pouvoir faire les plaques, même si la photo du véhicule ne suffit pas. Il précise qu’il ne pourra pas les faire le jour même, car il n’a plus de stock, mais qu’il pourra le faire le lendemain.

Chez Norauto, un employé accepte de fabriquer des plaques en se fiant à une simple photo de la voiture. Il confie qu’il n’a pas le droit de le faire officiellement, mais qu’il le fait en toute discrétion. Le prix : 34 € pour un jeu de plaques.

Les insouciants

Dans certains magasins, les vendeurs semblent ne pas se soucier des règles. Chez Speedy, par exemple, un employé propose de faire des plaques en fin de matinée, en affirmant qu’il peut le faire sans problème. Lors du retour, il rentre une plaque fictive dans le système, puis fournit des plaques qui correspondent à une autre voiture, comme une Golf.

Autre exemple dans une enseigne de clés-minute : en montrant une photo du véhicule, le vendeur fabrique des plaques en plexi souple, à un prix de 40 €. Il explique qu’il ne fait plus d’alu car les caractères se décollaient.

Enfin, dans un garage indépendant, un vendeur avoue qu’il pourrait faire des plaques, mais que sa machine est hors service. Il propose alors de commander sur un site qui ne demande aucun justificatif, puis de poser les plaques une fois reçues.

Une facilité encore remarquable pour commander de fausses plaques

Grâce à leur aisance à discuter et à la faiblesse du cadre réglementaire, certains vendeurs ont réussi à fournir plusieurs jeux de plaques contrefaites. Notre enquête démontre que, en l’absence de contrôles stricts, la délivrance de fausses plaques reste très accessible, ce qui facilite grandement la tâche aux escrocs.

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