Robots humanoïdes : la révolution qui change l’industrie automobile

Robots humanoïdes : la révolution qui change l’industrie automobile

Les robots humanoïdes commencent à faire leur entrée dans l’industrie automobile. Plusieurs grands constructeurs, tels que Renault, BMW, Tesla et Hyundai, déploient ces machines pour diverses tâches dans leurs usines.

Des robots déjà en service dans les usines

À Douai, dans le Nord de la France, le premier robot humanoïde nommé Calvin travaille déjà dans l’atelier roues de l’usine Renault. Il transporte des pneus sur la ligne de production, comme un manutentionnaire classique. Cependant, Calvin ne remplace pas encore complètement les employés. Il effectue des tâches ingrates, souvent de nuit, pour soutenir les équipes humaines. Renault prévoit d’installer 350 de ces robots en France et en Espagne dans les dix-huit prochains mois.

Ces robots ne sont pas encore aussi rapides qu’un humain, mais leur capacité à répéter les mêmes efforts sans se fatiguer est un avantage. Les fabricants voient en eux une solution pour réduire la pénibilité des postes de travail.

Une tendance qui s’amplifie

Ce déploiement n’est qu’un début. BMW a lancé un projet pilote dans son usine de Leipzig, en Allemagne, après un test réussi dans une usine américaine. Mercedes teste également le robot Apollo, fabriqué par la société américaine Apptronik, dans ses usines en Hongrie. Plusieurs acteurs investissent dans cette filière : Renault est actionnaire de Wandercraft, le chinois BYD a investi dans AgiBot, et BMW travaille avec la société suisse Hexagon. Chacun cherche la meilleure formule pour intégrer ces robots dans ses ateliers.

Les géants misent gros sur l’avenir

Hyundai est l’un des acteurs les plus avancés. La marque sud-coréenne a racheté Boston Dynamics en 2021, célèbre pour ses vidéos de robots. Elle prévoit de déployer 30 000 robots Atlas dans ses usines d’ici 2030, avec un premier en 2028. La société travaille aussi sur un écosystème autour de sa plateforme robotique MobED, visant à répondre à divers besoins industriels. Hyundai mise sur ces robots pour remplacer les tâches difficiles, tout en suscitant des craintes concernant la destruction d’emplois.

De leur côté, Tesla et Elon Musk ont placé l’intelligence artificielle physique au cœur de leur stratégie. La société américaine travaille sur un robot nommé Optimus, destiné à être produit en masse. Elon Musk annonce un million d’exemplaires par an à court terme, mais le calendrier reste flou. Selon des analystes, le marché des humanoïdes pourrait atteindre des dizaines de milliards d’euros d’ici 2035, avec une croissance exponentielle prévue jusqu’en 2050.

Certains groupes, comme Volkswagen ou Stellantis, restent prudents. Volkswagen indique que la robotique humanoïde est encore en phase d’évaluation, tandis que Stellantis souligne que la robotique en général reste un sujet clé pour l’avenir de l’industrie.

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