Astuces incontournables pour acheter une 2CV sans se tromper
Les points essentiels à vérifier avant d’acheter une Citroën 2CV
Vous souhaitez acquérir une Citroën 2CV pour vos escapades du week-end ? Avant de signer, il est important de connaître certains éléments pour éviter les mauvaises surprises.
Comment choisir la bonne 2CV : version, utilisation et budget
Les différents modèles de 2CV ne se valent pas tous, surtout pour rouler dans le trafic moderne. Les premières versions, avec un moteur de 375 cm³ et 9 chevaux, sont aujourd’hui plus proches du musée roulant. À partir de 1970, le moteur de 602 cm³, qui équipait la majorité des modèles, offre une meilleure conduite. Par exemple, une 2CV 6 Spécial de fin de production développe 29 chevaux, atteint 115 km/h et consomme environ 6,1 litres aux 100 km. Son coffre de 220 dm³ est suffisant pour deux personnes en week-end. Elle est équipée de freins avant à disque depuis 1981, de ceintures avant à enrouleurs, et de deux ventrales à l’arrière pour plus de sécurité.
Les versions tardives conservent l’esprit d’origine : phares ronds, compteur façon Mobylette, habitacle rustique mais entièrement décapotable. Le prix d’une 2CV 6 Spécial en bon état tourne autour de 8 200 €. Une 2CV restaurée et prête à rouler coûte généralement entre 11 000 et 16 500 €, tandis qu’un projet à remettre en état soi-même se négocie entre 6 000 et 8 500 €. L’entretien annuel reste abordable, souvent entre 350 et 700 €, à condition que la voiture soit en bon état. La différence de prix dépend principalement de l’état général, pas de la couleur.
Les vérifications à effectuer : rouille et mécanique
Comme pour toute voiture ancienne, la rouille est l’ennemi principal d’une 2CV. Les zones à inspecter en priorité sont les parties basses de la carrosserie, les entourages de vitres, les planchers, le dessous de la voiture, la jupe arrière, les longerons, et le fond de coffre. Il faut également examiner le châssis, les points de levage, les passages de roue et les ancrages de suspension. Une corrosion perforante à ces endroits peut nécessiter le remplacement du châssis, dont le coût peut atteindre 1 300 €, main-d’œuvre incluse. Un traitement anti-rouille sérieux coûte généralement entre 300 et 800 €, selon l’étendue des zones à traiter.
Les pièces mécaniques et de tôlerie sont encore largement disponibles, mais il faut faire attention à la qualité des pièces refabriquées. Certains éléments, comme les freins ou les silent-blocs, peuvent avoir été remplacés avec des pièces de mauvaise qualité. Un moteur qui fait du bruit, qui fume ou qui a un ralenti irrégulier indique des problèmes potentiels et peut entraîner des frais importants. La fumée bleue, par exemple, signale souvent une usure des segments ou des soupapes. Sur une voiture ayant plus de 100 000 km, une boîte de vitesses bruyante peut aussi nécessiter une réparation coûteuse. La réfection d’un moteur peut coûter entre 1 200 et 2 500 €.
Vérifications complémentaires : intérieur, capote et papiers
Le soleil, l’eau et le temps abîment l’intérieur et la carrosserie d’une 2CV. Il faut vérifier toute trace d’humidité, surtout si la capote a été remplacée ou mal ajustée. Soulevez les tapis de sol, regardez sous les sièges arrière et inspectez les garnitures de portes et du coffre. Une odeur de moisi ou des mousses détrempées indiquent souvent des infiltrations anciennes, qui fragilisent les planchers. La sellerie et le tableau de bord, exposés au soleil, peuvent aussi présenter des signes d’usure difficiles à repérer à distance. N’hésitez pas à sentir les garnitures pour détecter une odeur suspecte.
Pendant la visite, pensez à :
- Vérifier l’état et la tension de la capote, aussi bien fermée qu’ouverte ;
- Inspecter le bas de caisse depuis l’intérieur, au niveau des seuils de porte ;
- Tester tous les ouvrants : portes, coffre, pour détecter jeux ou points durs ;
- Contrôler le fonctionnement des feux, des essuie-glaces et de la ventilation.
Il est également conseillé de contrôler les documents : carte grise, numéro de châssis, année indiquée par le vendeur. Pour une voiture âgée de quinze à trente ans, selon les assureurs, il est souvent possible de souscrire une assurance collection. Ce régime offre des tarifs préférentiels, même si la carte grise ne mentionne pas explicitement la mention « collection ».
