Les jeunes titulaires d’un permis probatoire doivent faire attention à leur choix de véhicule. Une nouvelle loi interdit désormais le prêt ou la location de certains véhicules jugés trop puissants, sous peine de sanctions lourdes.

Depuis la mise en application de la loi Ripost à la mi-juillet 2026, il leur est interdit de conduire certains véhicules considérés comme trop puissants. Cette mesure vise à renforcer la sécurité routière et à réduire les accidents impliquant des conducteurs peu expérimentés.

Cette restriction concerne les conducteurs en permis probatoire, c’est-à-dire pendant trois ans après l’obtention du permis via l’auto-école, ou deux ans pour ceux ayant suivi la conduite accompagnée ou une formation post-permis. Il n’est plus autorisé de leur prêter ou de leur louer une voiture « puissante ».

Un seuil à définir

Le gouvernement considère qu’un conducteur novice ne possède pas toujours l’expérience ou les réflexes nécessaires pour maîtriser ces véhicules. Les infractions peuvent entraîner de lourdes sanctions : jusqu’à 15 000 euros d’amende et un an de prison pour les jeunes conducteurs concernés.

Les professionnels de la location de voitures risquent aussi une amende de 1 500 euros, montant pouvant doubler en cas de récidive.

Une zone d’incertitude subsiste : la définition précise d’une voiture « puissante » n’est pas encore fixée. S’agit-il d’un véhicule sportif, d’un SUV, ou même d’une citadine ? Pour l’instant, le seuil de puissance autorisé reste à déterminer et doit faire l’objet d’un décret attendu à l’automne.