Airbags contrefaits : un nouveau scandale mortel à découvrir

Airbags contrefaits : un nouveau scandale mortel à découvrir

490 airbags contrefaits saisis en un an : un nouveau scandale qui rappelle Takata

Après le scandale Takata, un nouveau problème concernant des airbags défectueux refait surface. Un fournisseur chinois est accusé d’avoir fabriqué des inflateurs défectueux responsables de plusieurs accidents mortels.

Selon les autorités américaines, au moins 11 décès ont été liés à ces airbags contrefaits. La majorité des pièces incriminées proviennent de la société Jilin Province Detiannuo Automobile Safety System Company, connue sous l’acronyme DTN. Depuis avril, l’importation et la vente de ses airbags sont interdites aux États-Unis, par décision de la NHTSA, en raison du non-respect des normes de sécurité fédérales.

Un décès supplémentaire après l’interdiction

Le mois dernier, un automobiliste de la région de Dallas a perdu la vie dans un accident qui aurait pu être sans gravité. Lors du choc, l’inflateur de rechange installé sur sa Chevrolet Equinox de 2018 s’est brisé, projetant des éclats métalliques dans l’habitacle. La pièce venait de DTN, un fabricant interdit d’importation depuis avril.

Ce décès soulève une question préoccupante : comment une pièce interdite peut-elle encore être utilisée sur des véhicules en circulation ?

La réponse réside dans l’historique des véhicules concernés. Dans tous les cas documentés, l’inflateur défectueux n’était pas d’origine. Il s’agissait de pièces de rechange installées après un vol d’airbag ou une réparation suite à un accident. La NHTSA recommande donc de faire vérifier l’état de l’airbag d’origine avant d’acheter un véhicule d’occasion.

Un phénomène de contrefaçon plus important qu’il n’y paraît

Les chiffres fournis par Automotive News montrent l’ampleur du problème. En 2024, les douanes américaines ont saisi au moins 490 inflateurs contrefaits à leur arrivée sur le territoire, soit dix fois plus qu’en 2023. La NHTSA alerte sur ces pièces non homologuées depuis 2013, mais leur utilisation reste répandue.

Ces inflateurs low-cost attirent souvent des ateliers ou des particuliers soucieux de réduire le coût de réparation, sans toujours mesurer les risques encourus. Leur défaillance peut entraîner une rupture lors du déploiement, transformant l’airbag en projectile. La NHTSA décrit des éclats pouvant atteindre la poitrine, le cou ou le visage des conducteurs, soulignant la gravité du danger.

Une vigilance principalement laissée à l’acheteur

Il est difficile de connaître le nombre de véhicules aux États-Unis équipés d’inflateurs DTN. La gravité du risque reste donc difficile à évaluer. En Europe et en France, ces airbags n’ont pas été commercialisés, et il n’existe actuellement aucun cas documenté.

Le contrôle des véhicules repose en grande partie sur la vigilance des consommateurs, qui doivent vérifier l’historique et faire inspecter l’airbag par un professionnel avant l’achat. Cependant, cette démarche ne rassure pas face à un marché de la contrefaçon qui semble évoluer plus rapidement que les mesures de lutte.

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