Plus de la moitié des voitures d’occasion en France ont plus de 10 ans
Une majorité de voitures d’occasion vendues ont plus de dix ans
Selon les données d’AAA DATA, en septembre 2026, plus d’une voiture d’occasion sur deux vendue en France a dépassé l’âge de dix ans. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance de fond, où le marché de l’occasion voit son parc vieillir progressivement.
Une baisse globale du marché de l’occasion
En septembre 2026, 435 236 voitures d’occasion ont été échangées, soit une diminution de 5 % par rapport à l’année précédente. La majorité des ventes concerne encore des particuliers, avec 57 % des transactions réalisées entre particuliers. Parmi celles-ci, plus de la moitié concernent des véhicules de plus de dix ans.
Une évolution du profil des véhicules vendus
Les statistiques montrent que l’âge moyen des voitures revendues ne cesse d’augmenter. En 2019, ce chiffre était d’environ 10,7 ans. Aujourd’hui, il est encore plus élevé, ce qui fait du marché français un refuge pour des modèles bien plus âgés que par le passé.
Un marché où les véhicules anciens prennent de plus en plus de place
Les parts de marché des véhicules de plus de dix ans ont progressé de 41 % en 2019 à 50 % début 2026. Les voitures de quinze ans ou plus représentent désormais plus de 30 % des ventes en 2025. En revanche, la proportion de voitures de moins de cinq ans diminue, tournant autour de 29 %.
Les raisons de ce vieillissement du parc
Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. La première est le budget des ménages, mis à rude épreuve par l’inflation et la hausse des crédits. En 2025, une voiture neuve coûtait en moyenne 36 000 €, contre environ 20 000 € pour une occasion. En choisissant un modèle plus ancien, les acheteurs économisent plusieurs milliers d’euros, même si cela implique un kilométrage plus élevé.
Par ailleurs, le marché du neuf est fortement orienté vers l’électrique, soutenu par des aides publiques et des dispositifs comme le leasing social. En septembre 2026, la part des voitures neuves électriques atteint 42 %, ce qui pousse ceux qui ne peuvent pas financer ces modèles à se rabattre sur des véhicules thermiques plus anciens.
Le marché de l’occasion et la transition énergétique
Malgré la montée en puissance de l’électrique neuve, la transition énergétique est encore timide dans le secteur de l’occasion. En septembre 2026, les voitures diesel de seconde main représentent encore 40 % des transactions, même si leur vente recule de 13 % sur un an. Les voitures essence pèsent 39 %, avec une baisse de 6 %.
Les véhicules électriques d’occasion connaissent une croissance rapide, avec 22 428 transactions, soit 5 % du marché, en hausse de 32 %. Les hybrides, qu’ils soient hybrides classiques ou micro-hybrides, progressent également significativement.
Les incitations pour l’achat de véhicules électriques d’occasion
Depuis septembre 2026, une nouvelle prime facilite l’achat d’une voiture électrique d’occasion. Financée par les Certificats d’économies d’énergie, elle n’impose pas de conditions de revenu. Pour en bénéficier, le véhicule doit avoir été mis en circulation entre 2017 et 2023, coûter moins de 25 000 €, et peser moins de 1 800 kg. La batterie doit conserver au moins 80 % de sa capacité ou garantir une autonomie d’au moins 200 km.
Les acheteurs doivent également acheter auprès d’un professionnel et conserver la voiture au moins trois ans. Ceux qui optent pour une voiture de plus de dix ans doivent anticiper un entretien plus lourd, une consommation plus élevée, et des restrictions possibles dans les zones à faibles émissions (ZFE). Avant d’acheter, il est conseillé de vérifier l’historique d’entretien, le dernier contrôle technique, ainsi que la vignette Crit’Air du véhicule.
