Le leasing social pour véhicules électriques épuisé en 3 mois
Une forte demande en trois mois
Le dispositif d’aide à l’achat de véhicules électriques destiné aux ménages modestes a rapidement rencontré un grand succès. Lancé en septembre dernier, le programme de leasing social 2025 a épuisé son budget de 350 millions d’euros en seulement trois mois, permettant de distribuer 50 000 aides.
Ce rythme, bien que soutenu, est moins frénétique que celui de 2024, où l’enveloppe avait été consommée en six semaines, forçant le gouvernement à arrêter le dispositif dès février. En 2025, le budget a tenu jusqu’en janvier. Il n’est pas clair si cette baisse de vitesse indique une baisse de la demande ou une meilleure gestion du dispositif. Le gouvernement n’a pas encore indiqué s’il envisage une nouvelle édition en 2026.
Une démocratisation de l’électrique
Les chiffres montrent que le programme touche un large public. Près de la moitié des bénéficiaires (45 %) appartient aux trois premiers déciles de revenus, contre 40 % l’année précédente. De plus, 55 % des véhicules commandés proviennent de zones rurales, où l’électrique est encore peu répandu en raison du manque d’infrastructures. Le leasing social semble donc atteindre ses objectifs : aider les ménages modestes qui roulent beaucoup mais n’ont pas les moyens d’acheter une voiture électrique.
Les fabricants français en tête
Du côté des constructeurs, les marques françaises dominent avec plus des deux tiers des commandes. La Renault 5 électrique, fabriquée à Douai, est la voiture la plus demandée, représentant un quart des véhicules commandés. Ce succès est une victoire pour Renault, qui mise beaucoup sur ce modèle rétro-moderne.
Peugeot et Citroën complètent le podium avec les modèles e-208, ë-C3 et e-2008. Environ 34 % des voitures commandées sont assemblées en France, ce qui est positif pour l’emploi local. Cependant, cela signifie aussi que la majorité des aides publiques profitent à des usines étrangères.
Un financement toujours fragile
Le dispositif est financé par des aides publiques, notamment via les certificats d’économie d’énergie. Les loyers mensuels débutent à 100 euros, et l’aide peut aller jusqu’à 7 000 euros par véhicule. Ce soutien représente un effort financier important.
Mais la pérennité de ce programme est incertaine. Sans engagement clair du gouvernement pour 2026, il est possible que le dispositif s’arrête ou soit réduit. De plus, la question se pose de ce qui se passera après la fin du contrat de trois ans. Les ménages modestes auront-ils toujours accès à des voitures électriques à un prix abordable ? La tendance n’est pas encore certaine.
