Les Français bouclent leur ceinture sans y penser un réflexe incontournable
Une habitude presque automatique chez les Français
En France, la majorité des automobilistes ont intégré le port de la ceinture de sécurité dans leur comportement quotidien. Selon une étude, 96 % d’entre eux déclarent la boucler à chaque trajet. Pour beaucoup, ce geste est devenu une seconde nature, effectué sans y penser. Sur le papier, cela semble indiquer que tout le monde respecte cette règle en permanence.
Une évolution de la perception de la contrainte à une règle de vie
Depuis l’instauration de l’obligation du port de la ceinture à l’avant en 1973, puis à l’arrière en 1990, cette mesure a connu une forte acceptation. Dans les années 1970, seulement 65 % des Français étaient favorables à cette obligation. Aujourd’hui, ils sont 95 % à la soutenir. La sécurité routière est désormais perçue comme une règle essentielle du quotidien, plutôt qu’une contrainte.
Les habitudes déclarées ont changé
Selon l’étude Volvo/Ifop, 91 % des conducteurs et 90 % des passagers à l’avant portent leur ceinture systématiquement. Au total, 96 % des Français considèrent que ce réflexe est devenu automatique. De plus, 83 % estiment qu’un court trajet sans ceinture peut être aussi dangereux qu’un trajet long. Ce chiffre est toutefois moins élevé chez les jeunes de 18 à 24 ans, avec 71 %.
La majorité des Français se sentent en insécurité lorsqu’ils ne sont pas attachés : 84 % déclarent que cela leur donne une sensation d’insécurité, et 83 % vérifient que tous les passagers sont bien attachés avant de démarrer.
Les comportements problématiques encore présents
Malgré ces bonnes habitudes, certains comportements restent problématiques. Plus d’un Français sur cinq, soit 21 %, admet ne pas toujours s’attacher lorsqu’il occupe une place arrière, alors que l’obligation existe depuis 1990. Par ailleurs, 24 % ne portent pas systématiquement leur ceinture lors d’un trajet en taxi ou en VTC, pensant peut-être que le fait de se faire conduire suffit à les protéger.
De plus, 37 % des conducteurs démarrent sans vérifier que tous les passagers sont attachés. La responsabilité du conducteur est engagée, notamment pour les mineurs, avec une amende de 135 € et un retrait de 3 points en cas de manquement.
Les risques liés au non-port de la ceinture
Les conséquences de ne pas porter la ceinture restent graves. En 2022, environ 24 % des personnes tuées dans des accidents de voiture n’étaient pas attachées, soit 351 morts. En 2023, près de 320 morts ont été recensés parmi les non-ceinturés. Même à faible vitesse, un choc à 20 ou 30 km/h peut entraîner des blessures graves, voire mortelles. Sans ceinture, un passager arrière peut devenir un projectile : un enfant de 20 kg projeté à 50 km/h peut peser l’équivalent de 500 kg pour la personne devant lui.
Les études montrent que la ceinture réduit d’environ 45 à 50 % le risque de décès pour les passagers à l’avant, et d’environ 25 % pour ceux à l’arrière. Malgré cela, 13 % des Français avouent ne pas l’attacher systématiquement lors de petits trajets. Chez les jeunes conducteurs, environ 28,8 % admettent aussi cette pratique en ville ou pour de courts déplacements.
