2026 : Les marques grand public sur le point de surpasser le luxe dans l’automobile

2026 : Les marques grand public sur le point de surpasser le luxe dans l’automobile

Une année 2026 qui pourrait profiter davantage aux marques grand public qu’aux constructeurs premium

Contre toute attente, 2026 pourrait marquer un tournant pour l’industrie automobile. Les marques généralistes, souvent perçues comme peu innovantes, pourraient mieux tirer leur épingle du jeu que les marques de luxe ou premium.

Les constructeurs premium connaissent actuellement des difficultés. La valeur résiduelle de leurs véhicules électriques chute rapidement, notamment en raison de la baisse de leur valeur sur le marché de l’occasion. Des modèles comme la Porsche Taycan ou la Mercedes EQE perdent rapidement de leur valeur, ce qui inquiète les loueurs et gestionnaires de flottes. En conséquence, les loyers mensuels augmentent, rendant ces véhicules moins accessibles à une clientèle de classe moyenne.

En revanche, les marques généralistes, notamment celles axées sur le low cost, résistent mieux. Des marques comme Dacia, qui proposent des voitures simples et abordables, conservent une bonne cote sur le marché de l’occasion. Cette situation donne un coup de pouce à ceux qui privilégient l’accessibilité, et leur permet de continuer à séduire une clientèle soucieuse de son budget.

La fin de l’ère du “m’as-tu-vu” ?

Il y a encore peu, l’industrie automobile semblait immuable : la montée en gamme était la clé pour faire prospérer le secteur. Les petites voitures étaient considérées comme peu rentables et vouées à disparaître. Mais la conjoncture économique actuelle pourrait tout changer en 2026.

Avec l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et une économie plus fragile, les consommateurs européens, même aisés, deviennent plus prudents dans leurs achats. Lorsqu’il faut compter chaque euro, une Dacia Sandero, par exemple, devient une option plus attractive qu’un SUV à 60 000 euros. Le segment premium pourrait alors entrer en crise.

Historiquement, ces marques reposaient sur deux piliers : une image de supériorité technologique et une forte valeur de revente. Cependant, ces piliers se fissurent. La technologie se rapproche de celle des généralistes, et le modèle économique basé sur le leasing montre ses limites.

La valeur résiduelle des véhicules électriques baisse fortement sur le marché de l’occasion. Des modèles comme la Porsche Taycan ou la Mercedes EQE perdent rapidement de leur valeur, ce qui effraie les loueurs. Résultat : les loyers augmentent, rendant ces véhicules inaccessibles à une clientèle moyenne. En parallèle, les marques généralistes, notamment celles du low cost, conservent une forte cote. Elles continuent à vendre des voitures simples, faciles à revendre, et appréciées du public.

Des véhicules légers, un avantage face aux normes CO2

La réglementation européenne en matière d’émissions de CO2, notamment la norme CAFE, favorise les véhicules légers. Pour respecter ces quotas, les constructeurs premium doivent électrifier de gros véhicules, souvent lourds et coûteux en batteries. Cela engendre des coûts supplémentaires et des défis logistiques.

À l’inverse, les constructeurs généralistes comme Renault, Citroën ou Fiat proposent des voitures plus légères, équipées de petites batteries. Ces modèles, comme la Renault Twingo ou la Fiat Panda, sont idéaux pour réduire la moyenne des émissions de CO2 de leur groupe et respectent plus facilement les normes environnementales.

En 2026, cette offre électrique populaire devrait atteindre une maturité certaine. Alors que les marques premium doivent faire face à la concurrence de Tesla et des nouveaux entrants chinois, les constructeurs généralistes ont une opportunité unique sur le segment des petites voitures électriques abordables. Les coûts logistiques et douaniers rendent difficiles la proposition de très petites voitures à bas prix par les marques chinoises, qui restent encore peu présentes sur ce créneau en Europe.

Enfin, les marques allemandes, qui réalisent une part importante de leurs bénéfices en Chine et aux États-Unis, voient leurs ventes s’effondrer sur ces marchés. Elles perdent ainsi leur principale source de revenus, ce qui pourrait accélérer leur recentrage sur le marché européen des citadines électriques à prix abordable.

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