2025 : Une flambée mortelle sur nos routes

2025 : Une flambée mortelle sur nos routes

Une hausse inquiétante de la mortalité routière en 2025

Chaque mois de janvier, la Sécurité routière publie son bilan annuel. Celui de 2025, publié le 30 janvier, est alarmant : la mortalité sur les routes françaises a augmenté. Plus de 3 500 personnes ont perdu la vie cette année-là, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes.

Les chiffres clés de l’année 2025

Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (Onisr), on recense 3 260 décès en métropole et 253 en outre-mer, soit un total de 3 513 morts, ou « vies perdues », comme le souligne la ministre déléguée à l’Intérieur. La mortalité augmente de 2,1 % en métropole (67 décès supplémentaires) et de 6 % en outre-mer (14 décès en plus).

Le nombre de blessés l’année dernière est également en hausse. La Sécurité routière estime à 244 000 le nombre de blessés, dont 16 600 graves, soit une augmentation de 3,4 % pour l’ensemble des blessés et 4 % pour les blessés graves.

Concernant les conducteurs de véhicules de tourisme, 1 563 ont été tués en métropole en 2025, soit 45 de plus qu’en 2024.

Les principaux facteurs d’accidents mortels

La vitesse, l’alcool et les stupéfiants restent parmi les principales causes d’accidents graves. La vitesse constitue toujours un facteur déterminant dans la majorité des cas.

Répartition des victimes selon les modes de déplacement

En 2025, tous types de déplacements ont été concernés. Les véhicules de tourisme représentent 48 % des décès en métropole. Les modes de déplacement doux, comme les piétons, trottinettes électriques et cyclistes, comptent pour 25 %, tandis que les deux-roues représentent 21 % des décès enregistrés.

Les jeunes adultes de 18 à 24 ans restent la catégorie la plus affectée, suivis des seniors de plus de 75 ans, puis des adultes de 25 à 34 ans. Sur l’ensemble des victimes, 2 526 hommes ont été tués contre 734 femmes.

Les comportements à risque et leurs conséquences

Marie-Pierre Vedrenne rappelle que de nombreux accidents auraient pu être évités. L’alcool, les stupéfiants et la vitesse sont souvent responsables de sorties de route, collisions ou freinages tardifs. Elle souligne également la dangerosité du protoxyde d’azote, de plus en plus consommé, parfois avant de prendre la route, ce qui multiplie les risques d’accidents graves.

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