Malus CO2 et masse : recettes record en 2025, plus de 849 millions d’euros
Malus CO2 et masse : un montant record prévu pour 2025
Les taxes écologiques liées aux véhicules, qui prennent en compte à la fois les émissions de CO2 et le poids des voitures, continuent de rapporter gros. En 2025, le total des recettes générées par ces malus devrait atteindre 849 millions d’euros, en hausse de 33,5 % par rapport à l’année précédente.
Une hausse significative des recettes
En moyenne, un acheteur de voiture neuve en 2025 paiera environ 1082 € de malus, combinant CO2 et masse. Cela représente 300 € de plus qu’en 2024. Avec près de 784 155 véhicules concernés, cela se traduit par un jackpot pour l’État, qui percevra environ 848,5 millions d’euros. Selon le syndicat Mobilians, cette estimation est basée sur les calculs du cabinet Dataneo.
Malgré la fiscalité accrue, le malus n’a pas dissuadé totalement l’achat de véhicules thermiques. Au contraire, il semble surtout avoir freiné la vente de certaines marques, avec une chute de 41 % pour Porsche et 91 % pour Land Rover. Par ailleurs, les voitures électriques ont augmenté leur part de marché de 3 points, atteignant 20 %.
Une taxe qui touche tous les modèles
Le dispositif ne se limite pas aux véhicules très polluants. Il concerne désormais tous les best-sellers du marché. Parmi eux, la Porsche 911, qui a rapporté près de 29,7 millions d’euros à l’État, mais aussi des modèles populaires comme la Dacia Sandero, mise à contribution pour un total de 13,3 millions d’euros en malus.
Les marques les plus touchées
Selon Dataneo, ce sont principalement Mercedes, avec 144 millions d’euros, puis BMW (100 millions), Volkswagen (75 millions), Audi (74 millions) et Porsche (48 millions), qui ont été le plus frappées par ces taxes. La tendance devrait s’accentuer en 2026, avec un durcissement du malus, notamment pour les véhicules émettant plus de 108 g/km de CO2 ou pesant plus de 1500 kg.
Si l’on en croit ces projections, les recettes totales pourraient dépasser le milliard d’euros dans les années à venir.
