Pétrole en explosion : la facture à la pompe va grimper dangereusement
Le prix du pétrole a connu une forte hausse ces derniers jours, en augmentant d’environ 30 % en quelques heures. Cette montée est en partie due à la guerre au Moyen-Orient et au blocage du détroit d’Ormuz. En conséquence, les prix du carburant à la pompe en France ont également augmenté, ce qui inquiète les automobilistes.
Malgré cette situation, le gouvernement français préfère temporiser. Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’énergie, a indiqué qu’il était encore trop tôt pour envisager de nouvelles aides financières pour soutenir les consommateurs face à la hausse des prix du carburant. Elle a toutefois précisé que tous les scénarios sont à l’étude.
Une hausse historique du prix du pétrole en contexte de crise
Le lundi 9 mars, la tendance s’est accentuée. Suite à la déclaration de la guerre au Moyen-Orient, le prix du baril a rapidement augmenté d’environ 30 %, dépassant brièvement les 120 dollars (soit environ 110 euros). Sur un marché très volatile, cette hausse exceptionnelle a directement impacté le prix du carburant à la pompe, que les conducteurs ont commencé à voir augmenter encore davantage.
Pour tenter de calmer la situation, une solution envisagée au niveau international est la mobilisation des réserves stratégiques de pétrole. Cette mesure pourrait être discutée lors d’une réunion en visioconférence des ministres des Finances du G7, selon une source française. L’objectif serait d’atténuer la montée des prix et de limiter l’impact sur le marché intérieur français.
Le gouvernement reste prudent face aux aides à la pompe
Interrogée sur RTL, Maud Bregeon a affirmé que « ce n’est pas le moment de revenir sur des aides ciblées » pour faire face à la hausse des prix du carburant. La ministre a précisé qu’aucune décision n’était encore prise et que « tous les scénarios sont étudiés ». Elle a aussi rassuré sur la sécurité des approvisionnements, affirmant qu’il n’y avait « pas de risque de pénurie » de pétrole, de gaz ou d’électricité.
Elle a également souligné que la France était moins dépendante du gaz russe qu’il y a quelques années, notamment grâce au fonctionnement à plein du parc nucléaire. Selon elle, la situation est différente de celle de 2022, avec une dépendance moindre au gaz importé.
Les mesures pour contrôler les prix en France
Sur le plan national, le gouvernement mise sur une surveillance accrue des prix. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé le lancement de « 500 contrôles exceptionnels » dans les stations-service, réalisés par la DGCCRF, entre lundi et mercredi, pour éviter des hausses abusives.
Maud Bregeon a précisé qu’un suivi serait effectué avec les distributeurs en fin de semaine, en collaboration avec le ministre de l’Économie, Roland Lescure, afin de faire le point sur la situation après ces contrôles.
