Crise en Iran : la pénurie d’huile moteur menace vos voitures thermiques
Une menace supplémentaire pour les voitures thermiques face à la crise en Iran
Alors que la guerre en Iran entraîne déjà une hausse du prix du carburant, une autre problématique se profile pour les propriétaires de voitures thermiques. Un composant essentiel de leur entretien pourrait connaître des tensions d’approvisionnement et des augmentations de prix importantes.
Une tension sur l’huile moteur, un produit clé
Les fabricants, distributeurs et garages alertent déjà sur une possible pénurie d’huile moteur, en particulier des lubrifiants synthétiques modernes. Ces huiles, indispensables pour le bon fonctionnement des moteurs thermiques, voient leur approvisionnement devenir plus difficile en raison des perturbations géopolitiques.
Les causes de cette crise : le détroit d’Ormuz et ses conséquences
Le conflit autour de l’Iran perturbe le passage stratégique du détroit d’Ormuz, un passage clé pour le pétrole mondial. Ce détroit est essentiel pour le transport du pétrole utilisé pour fabriquer les huiles de base des lubrifiants modernes. Quand le transit est réduit ou devient plus coûteux, cela se traduit rapidement par une hausse des prix.
Les coûts d’approvisionnement augmentent aussi en raison de la hausse des prix des additifs, du transport, des emballages et de la logistique. Sur le marché de gros, certains distributeurs ont déjà augmenté le prix d’un gallon de plus de 5 dollars, soit environ 4,60 €.
Les huiles les plus exposées et le risque de pénurie
Les huiles très fluides telles que le 0W‑20, 0W‑16 ou même 0W‑8 sont particulièrement touchées. Ces viscosités sont largement utilisées dans les moteurs récents pour réduire la consommation et les émissions de CO₂. Selon des associations de la lubrification en Europe et aux États-Unis, un risque de pénurie d’huile moteur pourrait apparaître dès cet été.
Si le conflit perdure, la disponibilité de certaines références pourrait rester limitée jusqu’à la fin de 2026. Certains experts évoquent une baisse de l’offre pouvant atteindre 40 % pour certains grades d’huile en cas de crise prolongée.
Impact sur l’entretien des voitures thermiques et électriques
Pour les conducteurs, cela signifie une vidange plus coûteuse et parfois plus difficile à planifier. Certains ateliers craignent de ne pas recevoir à temps les huiles homologuées par des constructeurs comme Toyota, Volkswagen, Renault ou Stellantis. Face à cette situation, certains pourraient être tentés d’utiliser un lubrifiant non conforme, ce qui peut endommager le moteur ou annuler la garantie en cas de problème.
Les voitures électriques, elles, restent épargnées par cette crise. Elles ne nécessitent pas d’huile moteur, ce qui leur permet d’échapper à cette tension du marché. Cependant, pour les voitures thermiques, la dépendance au brut pour le carburant et les lubrifiants pourrait compliquer leur entretien si la situation perdure.
Face à ces tensions, les fabricants et distributeurs tentent de sécuriser leurs stocks en augmentant leurs inventaires et en cherchant des fournisseurs hors du Moyen-Orient. Si le conflit s’étend, même le simple changement d’huile pourrait devenir un défi pour les propriétaires de véhicules thermiques.
