L’Espagne suspend ses aides aux voitures électriques chinoises un choc dans la transition
Un nouveau pays européen suspend ses aides aux voitures électriques chinoises
Après la France, c’est au tour de l’Espagne de décider de limiter les subventions pour les véhicules électriques d’origine chinoise. Cette décision s’inscrit dans un contexte où plusieurs gouvernements européens cherchent à mieux contrôler l’utilisation des fonds publics dans le secteur automobile.
Une stratégie inspirée de la France
La France a été parmi les premiers pays à mettre en place un système de bonus environnemental basé sur l’empreinte carbone globale des véhicules. Ce dispositif, qui prend en compte l’extraction des matériaux, le transport et la fabrication, vise à favoriser les voitures plus respectueuses de l’environnement. En pratique, cela permet aussi de limiter l’accès aux aides pour les modèles importés de Chine, souvent moins chers mais moins durables.
L’Espagne a décidé de s’inspirer de cette approche en lançant, dès 2026, son propre programme appelé « Programa Auto+ ». Ce dispositif vise à favoriser la production locale tout en restreignant l’accès aux subventions pour les véhicules importés. La décision a été motivée par la volonté de soutenir les usines espagnoles, notamment celles situées à Vigo et Saragosse, qui ont besoin de commandes pour rentabiliser leurs investissements.
Les nouvelles règles d’aide en Espagne
Le ministère de l’Industrie et du Tourisme a alloué une enveloppe de 400 millions d’euros pour 2026. Les aides varient selon le profil des acheteurs : 4 500 euros pour un particulier, 6 000 euros pour un indépendant, avec une réduction immédiate de 1 000 euros appliquée par le concessionnaire.
Pour bénéficier de l’intégralité de la subvention, le véhicule doit remplir plusieurs critères. La prime est distribuée en plusieurs parts, dépendant de la provenance des pièces et de l’assemblage final.
Par exemple, une voiture 100 % électrique peut obtenir la moitié du montant maximal. Si le prix de la voiture est inférieur à 35 000 euros hors taxes, un quart supplémentaire est accordé. Pour recevoir la prime complète, plusieurs conditions doivent être réunies. Notamment, au moins 15 % de la valeur de la voiture doit provenir d’un véhicule assemblé en Europe, et 10 % de la batterie doit être fabriqué dans une usine européenne. Une voiture importée d’Asie perdrait ainsi une partie importante de la prime, alors qu’un modèle produit localement, comme une Peugeot ou une Opel fabriquée en Espagne, pourrait obtenir la subvention intégrale.
