La France passe à un tiers de voitures électriques en juin 2026
Une étape historique pour la voiture électrique en France
Le marché automobile français a connu un tournant majeur en juin 2026. Pour la première fois, les véhicules entièrement électriques ont représenté près d’un tiers des ventes de voitures neuves dans le pays. Cette progression rapide surprend, car personne ne s’attendait à un tel changement si tôt.
Des chiffres en hausse, mais une réalité plus nuancée
Selon les données d’AAA Data, 188 787 voitures ont été immatriculées en juin, soit une hausse de 11,4 % par rapport à l’an dernier. Cependant, cette croissance est en partie liée à un calendrier plus favorable, avec 22 jours ouvrés contre 20 en juin 2025. Si l’on considère le nombre de jours équivalents, la croissance réelle n’est que de 1,2 %. Le marché reste donc globalement stable et inférieur de plus de 25 % à ses niveaux d’avant la crise sanitaire de 2019.
Une explosion des ventes de véhicules électriques
Malgré cette stagnation, les véhicules électriques ont connu une progression spectaculaire. Ils ont représenté 30 % des ventes mensuelles, en hausse de 94 % sur un an. Chez les particuliers, leur part de marché atteint même 35 %. À l’inverse, l’essence connaît une chute, avec moins de 15 % des immatriculations, tandis que le diesel ne représente plus que 2,6 %, et seulement 1 % chez les particuliers. Beaucoup de consommateurs optent désormais pour les hybrides non rechargeables, qui occupent près de la moitié du marché.
Ce passage massif à l’électrique contribue à réduire les émissions de CO2. La moyenne des émissions de la flotte française est tombée à 77,8 g/km, un record historique.
Une concurrence renforcée, notamment par la Chine
Sur le plan international, la hiérarchie des constructeurs évolue. Tesla reste le leader incontesté, avec 6 635 livraisons en juin pour son Model Y. La marque américaine domine largement le marché électrique français. Cependant, le constructeur français Renault fait une entrée remarquée avec la nouvelle Renault 5 E-Tech, qui a enregistré 4 213 immatriculations, se plaçant en bonne position face à ses concurrentes comme la Twingo ou le Scénic électrique.
En juin, Renault a dépassé Stellantis en volume de ventes électriques (49 767 contre 41 810), même si, sur l’ensemble de l’année, le groupe Stellantis reste en tête. Cette performance est notamment due à la reprise des livraisons liées à des dossiers de leasing social et aux aides publiques, dont une prime de 6 000 euros.
L’émergence des marques chinoises
Une surprise majeure de cette période concerne les marques chinoises. Pour la première fois, BYD dépasse MG en volume de ventes en France, avec 5 040 voitures écoulées en juin. C’est une augmentation de près de 400 % par rapport à l’année précédente. Les modèles de BYD séduisent par leur prix attractif et leurs technologies avancées.
Au total, une dizaine de marques chinoises sont présentes sur le marché français, représentant désormais 7 % des parts de marché. Cette offensive marque un tournant dans la compétition automobile électrique en France.
