Bruxelles : Attention à l’arnaque des voitures électriques laissées branchées trop longtemps

Bruxelles : Attention à l’arnaque des voitures électriques laissées branchées trop longtemps

À Bruxelles, laisser sa voiture électrique branchée trop longtemps peut rapidement devenir coûteux. Les autorités municipales ont décidé de prendre des mesures pour lutter contre les abus liés à l’occupation prolongée des bornes de recharge publiques.

Une pratique coûteuse et inefficace

Certains conducteurs profitent des bornes en les laissant connectées toute la journée, évitant ainsi de payer le stationnement. Selon Sibelga, l’opérateur de réseau, une voiture reste en moyenne six heures et demie branchée sur une borne de quartier. Or, une recharge simple de 18 kWh ne nécessite en réalité que 2 heures et 20 minutes. Ce décalage entraîne un gaspillage d’espace public, surtout dans une ville où seulement 10 % des habitants disposent d’un garage privé. La majorité doit donc utiliser la rue pour recharger leur véhicule.

Une nouvelle réglementation dès le 1er octobre

Pour remédier à cette situation, Bruxelles va instaurer une redevance de rotation à partir du 1er octobre. Pendant la journée, entre 9 heures et 22 heures, chaque véhicule pourra rester branché jusqu’à six heures maximum. Au-delà, un tarif de 0,06 euro par minute supplémentaire sera appliqué. Cela revient à une surcharge d’environ 3,60 euros par heure. La mesure vise à encourager les usagers à déplacer leur voiture pour laisser la place à d’autres. La nuit, les véhicules pourront continuer à se recharger sans limite de temps, jusqu’au lendemain matin.

Contrôles renforcés et sanctions

Ce dispositif s’inscrit dans une volonté plus large de contrôler l’usage des bornes. À Anvers, la facturation est déclenchée dès que la batterie indique 100 % de charge. À Gand, un tarif fixe de 3,60 euros par heure est appliqué, dès que la recharge s’arrête. En France, certains opérateurs privés facturent également cinq minutes après avoir atteint 80 % d’énergie. Les contrôles seront automatisés grâce à des véhicules équipés de caméras capables de lire les plaques d’immatriculation. Ces « scan-cars » vérifieront si l’immatriculation correspond bien à une session de charge active, renforçant ainsi la lutte contre les abus.

Avec près de 25 % des voitures neuves immatriculées à Bruxelles roulant exclusivement à l’électricité, la pression monte sur le réseau public. Les infractions, comme le stationnement prolongé sur les places réservées, sont déjà punies d’une amende de 58 euros. La nouvelle réglementation et les contrôles automatisés devraient permettre de rendre ces espaces plus accessibles et d’assurer une gestion plus équitable des ressources de recharge.

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