Ce geste simple qui peut sauver des vies sur l’autoroute
Un réflexe simple pour réduire les accidents sur l’autoroute
Souvent, les automobilistes râlent lorsqu’une voie se ferme ou lorsqu’un camion clignote sur la bande d’arrêt d’urgence. Pourtant, un geste simple pourrait sauver des vies : se décaler en s’écartant de la zone d’intervention.
Lorsqu’un agent, un dépanneur ou un gendarme intervient auprès d’un véhicule en panne, il se trouve exposé à un flux de plusieurs tonnes de véhicules circulant à grande vitesse. Même si le Code de la route impose de ralentir et de changer de file à l’approche d’un véhicule d’intervention, cette règle est encore peu respectée.
La règle du corridor de sécurité encore trop ignorée
Le Code de la route rappelle que, face à un véhicule d’intervention dont les feux sont allumés sur la bande d’arrêt d’urgence ou sur une voie, il faut :
- Ralentir
- S’écarter sur la gauche
- Éviter le danger
Malgré ces recommandations, beaucoup d’automobilistes ne respectent pas cette règle, ce qui met en danger le personnel intervenant sur la route. En 2025, l’ASFA (Association des Sociétés Françaises d’Autoroutes) a recensé 143 accidents impliquant du personnel d’intervention, soit près de trois incidents par semaine. Ce chiffre est stable par rapport aux années précédentes, prouvant que le message ne passe pas toujours.
Les intervenants sont directement concernés dans 85 % des cas. Les dépanneuses représentent 8 % des impacts, les forces de l’ordre 5 %, et les unités de secours 1 %. La majorité des accidents se produisent sur la partie droite de la chaussée, notamment sur la voie de droite (42 %) ou directement sur la bande d’arrêt d’urgence (22 %).
Des accidents en plein jour, un danger sous-estimé
En 2025, 71 % des collisions ont eu lieu en plein jour, un chiffre en augmentation constante. La principale cause de ces accidents est l’inattention des conducteurs, souvent liée à l’utilisation du téléphone portable. Elle est responsable de 40 % des collisions. Viennent ensuite les manœuvres dangereuses, comme les changements de file brusques ou le non-respect des distances de sécurité, représentant 25 % des cas, puis la fatigue et la somnolence, à 22 %.
Le risque augmente dans les minutes qui suivent l’arrêt d’un véhicule d’intervention. Près d’un accident sur cinq se produit dans les cinq premières minutes après la mise en place du balisage d’urgence. La moitié des impacts survient entre 5 et 30 minutes, avec une durée moyenne de 31 minutes avant le choc.
Les conséquences sont graves : 139 véhicules ou matériels ont été endommagés, dont 48 flèches lumineuses, 30 véhicules d’urgence, 35 fourgons, et 26 autres véhicules d’intervention. Sur le plan humain, 12 salariés ont été blessés, dont six hospitalisés. Deux automobilistes ont perdu la vie, 14 ont été hospitalisées et 33 légèrement blessées.
