Plus de la moitié des voitures neuves taxées en France en 2026

Plus de la moitié des voitures neuves taxées en France en 2026

Plus d’une voiture neuve sur deux frappée par une taxe en France

Malgré l’augmentation des ventes de véhicules électriques, la fiscalité automobile en France atteint des records. En 2026, le gouvernement a renforcé les seuils pour le malus écologique et la taxe au poids, ce qui pousse une majorité de nouvelles voitures à être taxées.

Au cours des six premiers mois de l’année, le Trésor public a collecté 523,4 millions d’euros grâce au malus CO2 et à la taxe au poids. Ce chiffre est en hausse par rapport à 2025, où les recettes s’élevaient à 405,1 millions d’euros pour la même période, et à 336,6 millions en 2024. Si cette tendance se maintient, le total annuel pourrait dépasser le milliard d’euros, contre 867,6 millions en 2025.

Une majorité de voitures neuves taxée

Ce phénomène peut sembler paradoxal puisque 29,1 % des immatriculations neuves au premier semestre sont électriques. La raison principale réside dans le durcissement des critères fiscaux depuis le 1er janvier. Le seuil du malus CO2 a été abaissé à 108 g/km, contre 113 g/km l’année précédente. De plus, le malus au poids frappe désormais les véhicules dès 1 500 kg, contre 1 600 kg auparavant.

En conséquence, 51 % des voitures neuves immatriculées entre janvier et juin ont été soumises à au moins l’une de ces taxes, contre 48,3 % en 2025. Cette fiscalité ne concerne plus seulement les véhicules haut de gamme ou très lourds, mais aussi des modèles grand public et hybrides rechargeables.

Les SUV et modèles populaires contribuent aux recettes

Malgré une forte présence de véhicules électriques, certains SUV et modèles thermiques restent parmi les plus contribuants. Le Peugeot 5008, par exemple, est l’un des véhicules qui rapportent le plus d’argent à l’État en 2026. Avec 9 730 immatriculations, il a rapporté 14,33 millions d’euros en malus.

Ce modèle familial, proposé en version sept places, est considéré comme un intrus parmi les SUV premium allemands tels que Mercedes GLC ou BMW X3. Son poids et ses motorisations hybrides le placent dans les tranches fiscales élevées. Sa popularité auprès des familles et des flottes d’entreprises augmente encore ses contributions financières.

Parmi les autres véhicules très taxés, on retrouve la Dacia Sandero, la Citroën C3, le Peugeot 3008 et la Citroën C5 Aircross.

Les marques françaises et étrangères en tête des contributions

Les constructeurs de voitures haut de gamme comme Mercedes, BMW et Volkswagen figurent en tête des contributions financières. Mercedes a ainsi payé 66,5 millions d’euros en malus au premier semestre, suivi par BMW avec 56,7 millions et Volkswagen avec 45,4 millions. Audi, une autre marque premium, a contribué à hauteur de 44,7 millions d’euros.

Les marques françaises ne sont pas en reste, avec Peugeot (37,6 millions), Citroën (28 millions) et Renault (28 millions). La Dacia, filiale de Renault, a quant à elle versé 17,6 millions d’euros en malus.

Une fiscalité qui pèse sur le marché familial

Ce changement de politique fiscale montre que la majorité des recettes provient désormais du marché familial. En 2026, plus d’une voiture neuve sur deux est concernée par un malus, soit 51 % au premier semestre, contre 48,3 % en 2025.

Ce glissement marque une évolution par rapport à la période précédente, où les supercars de luxe représentaient une part significative des recettes. Aujourd’hui, c’est le cœur du marché familial qui alimente principalement les caisses de l’État.

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