Plaques vertes et blanches : à quoi correspondent-elles ?
De nombreux conducteurs s’étonnent de voir des plaques d’immatriculation vertes et blanches qui n’existent pas en France. Derrière ces couleurs se cache un code bien précis, partagé par d’autres pays européens, mais loin d’être une norme commune.
En revenant d’un voyage en Bulgarie, difficile de ne pas les remarquer. Ces plaques d’immatriculation avec caractères vert foncé sur fond blanc, qui commencent toutes par les lettres EA. Elles ne ressemblent ni aux plaques françaises, ni aux anciennes plaques bulgares classiques, et on les retrouve aussi, sous d’autres formes, en Autriche ou en Ukraine. De quoi se demander si l’on n’a pas raté une nouvelle règle commune à toute l’Europe.
Entre les plaques vertes et blanches de Bulgarie, la lettre « E » qui apparaît en fin de plaque en Allemagne, les bandeaux verts au Royaume-Uni ou les fonds entièrement verts en Chine, l’automobiliste qui circule à l’étranger peut vite s’y perdre. Derrière ces couleurs, il y a pourtant une logique simple, mais qui ne repose pas sur une norme européenne unique.
En Bulgarie, la plaque verte et blanche désigne un véhicule électrique
En Bulgarie, les véhicules électriques ont désormais une plaque d’immatriculation verte et blanche bien spécifique. Au lieu des caractères noirs sur fond blanc des voitures thermiques, ces plaques affichent des caractères vert foncé sur fond blanc et commencent par le préfixe EA, pour les automobiles. Les motos électriques, elles, reçoivent un code EM. Ce préfixe EA remplace le code régional habituel. Sur un parking ou dans la circulation, un automobiliste local comme un touriste repère donc tout de suite qu’il a affaire à une voiture zéro émission au pot d’échappement.
Ces plaques restent au format classique européen, avec la bande bleue et l’eurobande, mais la couleur des caractères fait toute la différence. L’objectif est de distinguer clairement les véhicules électriques des autres, sans toucher au gabarit ni à la lisibilité de la plaque. Cette identification visuelle permet aux autorités de savoir, d’un simple coup d’œil, si le véhicule peut prétendre à des avantages dédiés, présents ou futurs (stationnement, accès à certaines zones, etc.).
Chaque pays a son code pour les voitures électriques
Contrairement à ce que l’on pourrait croire en voyageant, il n’existe pas de règle commune imposée par l’Union européenne pour distinguer les plaques d’immatriculation électriques. L’Union ne fixe ni recommandation, ni obligation visant à différencier les plaques des voitures électriques de celles des véhicules essence, diesel ou hybrides classiques. Chaque État reste libre de créer, ou non, une immatriculation spécifique pour les véhicules à faibles émissions. Certains ont choisi une couleur particulière, comme la Bulgarie, l’Autriche ou l’Ukraine. D’autres ont préféré un simple marquage visuel sur des plaques par ailleurs classiques.
On obtient alors un patchwork de systèmes, que l’on commence à croiser sur les routes européennes et au-delà :
- En Allemagne, les plaques des voitures électriques et hybrides rechargeables se terminent par la lettre « E ».
- Au Royaume-Uni, les véhicules zéro émission peuvent porter un bandeau vert vif sur la partie gauche de la plaque.
- En Ukraine, les véhicules électrifiés utilisent aussi des combinaisons couleur spécifiques pour se distinguer du parc thermique.
- En Chine, les véhicules électriques arborent des plaques à fond vert avec un « D » précédant la série de 5 chiffres, contre un « F » pour les hybrides rechargeables et les véhicules à hydrogène.
En France, les voitures électriques gardent des plaques classiques
Face à cette multiplication de plaques vertes pour véhicules électriques à l’étranger, une question arrive vite : à quand la même chose chez nous ? Pour l’instant, la réponse est simple. En France, aucun projet de ce type ne semble à l’ordre du jour. Une voiture électrique immatriculée dans l’Hexagone reçoit la même plaque SIV blanche à caractères noirs qu’un véhicule essence ou diesel. Le type de motorisation n’apparaît pas sur la plaque. Pour distinguer les véhicules selon leurs émissions, la France s’appuie sur d’autres outils, comme les vignettes Crit’Air pour les zones à faibles émissions.
Source : Autoplus.fr
