Stellantis et grands constructeurs demandent d’interdire les voitures chinoises d’ici 2026
Stellantis et d’autres constructeurs appellent à renforcer les règles face aux voitures chinoises
Stellantis, ainsi qu’une dizaine d’autres grands constructeurs automobiles, ont demandé au Congrès américain d’interdire l’importation de voitures chinoises d’ici la fin de l’année 2026. Leur argumentation s’appuie sur l’exemple européen, où des restrictions ont été mises en place pour limiter la pénétration des marques chinoises.
Une demande préventive plutôt qu’une réaction immédiate
Les représentants de l’Alliance for Automotive Innovation, regroupant notamment Stellantis, General Motors, Ford, Toyota, Volkswagen, Hyundai et Honda, souhaitent agir avant que la situation ne devienne problématique. Ils réclament une loi interdisant purement et simplement l’entrée des véhicules chinois sur le marché américain.
Leçons tirées de l’Europe
Les constructeurs s’appuient sur le cas européen pour justifier leur position. Il y a quelques années, les marques chinoises étaient peu connues du grand public. Aujourd’hui, des marques comme BYD sont devenues familières, avec une multiplication des modèles, des points de vente et des prix plus compétitifs. Ce scénario pourrait se reproduire aux États-Unis si des restrictions ne sont pas mises en place rapidement.
Les enjeux au-delà des véhicules importés
Le projet de loi ne concerne pas uniquement les voitures assemblées en Chine et importées telles quelles. Il vise également les logiciels, les composants électroniques et les systèmes connectés. Ces éléments sont essentiels dans la conception des voitures modernes et pourraient permettre à des constructeurs chinois de contourner les restrictions en produisant dans un autre pays.
Une position ambivalente chez Stellantis
Le cas de Stellantis illustre cette situation. Le groupe, qui possède des marques comme Fiat, Peugeot, Citroën, Opel ou Jeep, subit une concurrence chinoise de plus en plus forte en Europe. Pourtant, il détient environ 20 % de Leapmotor, un constructeur chinois, et soutient son expansion internationale. Cela soulève une contradiction : comment défendre des règles plus strictes tout en investissant dans une entreprise chinoise?
Ce double positionnement peut s’interpréter comme une stratégie pragmatique : protéger le marché américain tout en profitant de la croissance des constructeurs chinois à l’échelle mondiale. Certains y voient un discours à double tranchant, selon le continent concerné.
