Scandale Dieselgate : Fiat Chrysler visé pour moteurs truqués

Scandale Dieselgate : Fiat Chrysler visé pour moteurs truqués

Le scandale des moteurs truqués continue de faire parler de lui

Le spectre des moteurs dopés ou truqués ne semble pas prêt à disparaître. Quatre ans après le début du Dieselgate, la justice française s’attaque à nouveau à un constructeur historique, Fiat Chrysler, aujourd’hui intégré dans le groupe Stellantis. Les juges cherchent à faire toute la lumière sur des pratiques potentiellement dangereuses pour la santé publique.

Les véhicules concernés et les accusations

La justice parisienne a décidé de poursuivre Fiat Chrysler pour « tromperie aggravée ». Le tribunal a ordonné le renvoi en correctionnelle de la marque, qui devra répondre de ses actes. Les véhicules visés sont principalement ceux vendus entre 2014 et 2017, sous les marques Fiat, Alfa Romeo et Jeep. Tous utilisaient les moteurs diesel Multijet II, déjà impliqués dans d’autres affaires de manipulation des émissions.

Les autorités accusent la marque d’avoir modifié le logiciel de ses moteurs pour fausser les résultats des tests antipollution. Selon l’accusation, ces véhicules étaient équipés d’un logiciel capable de détecter quand ils étaient testés en laboratoire. Pendant ces tests, le système activait tous les dispositifs de dépollution, mais une fois en conditions réelles, ces dispositifs se désactivaient, laissant échapper des niveaux de NOx bien supérieurs aux normes.

Face à ces accusations, la direction de Fiat Chrysler reste silencieuse. La fraude pourrait coûter cher à l’entreprise, avec une amende pouvant atteindre 750 000 euros, ou jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires annuel, en fonction des bénéfices réalisés grâce à cette pratique. De plus, le tribunal pourrait décider d’interdire temporairement la commercialisation de certains modèles.

Une procédure judiciaire au rythme lent

Fiat Chrysler devient ainsi le troisième constructeur à devoir s’expliquer en France pour cette affaire. Volkswagen et Renault ont déjà été convoqués, tandis que le sort de PSA Peugeot Citroën reste en suspens. Les associations de consommateurs considèrent cette étape comme une reconnaissance de la tromperie généralisée dans l’industrie automobile.

Cependant, le calendrier judiciaire apparaît lent. Le procès de Fiat Chrysler est prévu entre le 2 et le 30 novembre 2028, avec une audience préparatoire en novembre 2027. D’ici là, le marché automobile devrait avoir considérablement évolué, laissant planer une certaine incertitude sur l’issue de cette affaire.

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