Les conducteurs dénoncent la surveillance intrusive des voitures modernes
Une pratique de plus en plus dénoncée par les automobilistes
Une tendance croissante sur le marché automobile commence à sérieusement agacer les conducteurs français. Il s’agit de la surveillance accrue exercée par certains véhicules modernes, qui suscite de plus en plus de mécontentement.
Selon un récent sondage mené par la Ligue de défense des conducteurs, les automobilistes supportent de moins en moins l’impression d’être constamment surveillés par leur propre voiture. La majorité des répondants, près de 79 % sur 12 000 personnes, dénoncent cette pratique. Ils soulignent que la collecte de données par ces véhicules les dérange davantage que d’autres formes de contrôle automatisé.
Pour beaucoup, la voiture n’est plus seulement un moyen de transport, mais aussi un outil de traçage permanent. Ce rejet dépasse largement celui des radars traditionnels, souvent critiqués ces dernières années. Seuls 13 % des sondés citent ces dispositifs comme source d’agacement, tandis que la surveillance via la voiture elle-même est perçue comme bien plus intrusive.
Une inquiétude grandissante face à la surveillance
Les nouveaux radars urbains occupent une moindre place dans les préoccupations des conducteurs, avec seulement 8 % des réponses. Ce décalage traduit un changement clair dans la perception des contrôles routiers. Désormais, ce qui inquiète, c’est moins la sanction que l’idée d’une surveillance continue et invisible.
Les systèmes d’assistance connectés, la collecte de données et les dispositifs embarqués alimentent un sentiment d’emprise sur la vie privée des automobilistes. Certains évoquent même une intrusion dans leur vie privée, jusqu’à l’intérieur de l’habitacle.
Ce climat de défiance n’est pas nouveau. En 2023, la montée en puissance des voitures équipées de radars privés avait déjà cristallisé la colère. À cette époque, 84 % des personnes interrogées exprimaient leur rejet de ces dispositifs. Les radars urbains ou ceux installés sur des chantiers suscitaient encore moins d’opposition.
Deux ans plus tard, la méfiance s’est déplacée vers des technologies encore plus proches du conducteur, marquant une rupture avec les tendances précédentes. En 2023, les conducteurs dénonçaient principalement la réduction répétée des limitations de vitesse et la répression plus sévère, motif qui rassemblait 58 % des mécontentements à l’époque.
Depuis, le focus s’est recentré sur la surveillance numérique et la collecte de données, qui inquiètent de plus en plus les automobilistes. La perception de perte de liberté et d’intrusion dans la vie privée est devenue une source majeure de tension.
