Le leasing social en 2025 : qui en a profité et à quel prix

Le leasing social en 2025 : qui en a profité et à quel prix

Le bilan du leasing social en 2025

Alors que le dispositif de leasing social a pris fin, il est temps de faire le point. Qui sont les conducteurs qui en ont bénéficié ?

Ce dispositif permettait, comme l’année précédente, de louer une voiture électrique neuve à un prix abordable. En général, le coût mensuel ne dépassait pas 200 euros, selon le modèle choisi. L’objectif était d’aider principalement les ménages aux revenus modestes, confrontés à la hausse des coûts de mobilité. En quelques mois, ce sont plus de 50 000 véhicules électriques qui ont été loués dans le cadre de cette aide.

Malgré un succès moindre par rapport à 2024, le leasing social a confirmé l’intérêt pour cette formule. La principale différence réside dans le montant de l’aide : il est passé de 13 000 à 7 000 euros par véhicule. Désormais, le financement repose sur des certificats d’économie d’énergie, plutôt que sur une aide budgétaire directe. Cette modification a entraîné une baisse de l’attractivité des offres en concession. En 2024, certains contrats proposaient des mensualités inférieures à 50 euros, alors qu’en 2025, les loyers tournent autour de 100 euros, ce qui a réduit leur accessibilité.

Un profil étonnant des bénéficiaires

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, 45 % des bénéficiaires appartiennent aux trois premiers déciles de revenus, soit les ménages aux ressources les plus faibles. Ce pourcentage est en hausse par rapport à 2024, où il était de 40 %. Cela indique que le dispositif a mieux ciblé les foyers modestes. Cependant, plus de la moitié des bénéficiaires proviennent toujours des déciles supérieurs, ce qui alimente les critiques sur une utilisation qui profiterait aussi à des ménages plus aisés.

Sur le terrain, certains professionnels confirment cette tendance. La géographie des bénéficiaires n’a pas beaucoup évolué : 55 % des commandes concernent des ménages ruraux, contre 51 % en 2024. Le dispositif semble donc surtout répondre aux besoins des conducteurs vivant hors des grandes villes. Dans ces zones, la voiture reste indispensable pour travailler ou accéder aux services. Le leasing social apparaît comme une solution concrète pour renouveler des véhicules anciens et polluants. Cependant, tout n’est pas parfait : seulement 34 % des véhicules achetés en 2025 via ce dispositif sont produits en France.

Par ailleurs, près de 30 % des voitures circulant dans le cadre du leasing social se trouvent dans des zones à enjeux pour la qualité de l’air. Cela montre que le dispositif contribue partiellement aux objectifs climatiques et sanitaires, sans garantir un soutien massif à la production nationale.

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