Un Français sur cinq ne porte pas la ceinture arrière : un danger ignoré
Plus d’un Français sur cinq ne porte pas la ceinture à l’arrière
Malgré une réglementation en vigueur depuis plus de 30 ans, une part importante de la population ne respecte pas toujours l’obligation de porter la ceinture à l’arrière des véhicules. Selon une étude de l’IFOP publiée cette semaine pour Volvo, 21 % des Français avouent parfois ne pas s’attacher lorsqu’ils sont à l’arrière.
Le port de la ceinture à l’arrière est obligatoire depuis 1990, tandis qu’à l’avant, cette obligation existe depuis 1979. Cependant, cette pratique n’est pas toujours respectée dans l’Hexagone. La majorité des conducteurs, 90 %, déclarent s’attacher systématiquement lorsqu’ils sont à l’avant du véhicule.
Les passagers arrière estiment souvent que leur éloignement du pare-brise leur offre une protection supplémentaire en cas d’accident. Certains pensent aussi que le siège avant les retiendra ou que leur poids pourrait contribuer à les retenir. Pourtant, même à l’arrière, un passager peut être projeté en avant lors d’un choc, ce qui peut également blesser les occupants à l’avant.
En 2022, 24 % des victimes mortelles sur les routes françaises ne portaient pas la ceinture, soit 351 personnes. Ce chiffre montre l’importance de respecter cette règle de sécurité.
Les risques en cas de non-port de la ceinture
Malgré une évolution positive, avec 96 % des Français déclarant que porter la ceinture est devenu un réflexe, certains continuent à la négliger dans certaines circonstances. La majorité des usagers la portent surtout en cas d’autoroute, à grande vitesse ou lors de longs trajets.
Les années 1970 ont été un tournant, puisque seulement 65 % des Français étaient alors favorables au port de la ceinture. Aujourd’hui, cette proportion a largement augmenté, avec 95 % de la population qui y voit un avantage.
Pour encourager le port systématique, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures. Le conducteur est responsable de ses passagers mineurs, et le non-port de la ceinture peut entraîner une amende de 135 euros.
Il existe toutefois des exceptions. Certaines personnes peuvent être dispensées si leur morphologie ou un problème médical ne leur permet pas de porter la ceinture confortablement. Dans ce cas, un certificat médical délivré par un médecin agréé par la préfecture doit justifier cette dispensation.
