Permis de conduire : la fraude explose face aux délais d’attente record
Une hausse alarmante de la triche lors des examens du permis
Dans un pays d’Europe de l’Ouest, le phénomène de fraude lors des épreuves du permis de conduire connaît une augmentation préoccupante. De plus en plus de candidats trichent lors des tests théoriques et pratiques.
Un délai d’attente qui incite certains à tricher
Le délai moyen pour obtenir une date d’examen est actuellement d’environ 22 semaines. Ce délai concerne aussi bien l’épreuve théorique que l’examen pratique. Il s’explique principalement par un manque de personnel au sein de l’organisme chargé de l’organisation des examens, la Driving and Vehicle Standards Agency. Depuis la période post-Covid, la demande a fortement augmenté, mais les ressources restent insuffisantes pour y faire face.
Une recrudescence de fraudes
Ce contexte a favorisé l’émergence de nombreuses fraudes. Entre janvier et septembre 2025, plus de 2 800 cas de triche ont été recensés. Cela représente une hausse de 47 % par rapport à l’année précédente, selon les chiffres officiels. Les infractions ne se limitent plus à de simples astuces ou notes écrites dissimulées. La technologie joue un rôle majeur dans cette nouvelle vague de fraude.
Les techniques de triche sophistiquées
Près de la moitié des cas impliquent l’utilisation de dispositifs Bluetooth miniaturisés ou de téléphones portables dissimulés sous les vêtements. Ces appareils permettent à des complices extérieurs de transmettre en temps réel les réponses aux questions du Code de la route. La détection est devenue difficile, car ces systèmes sont souvent invisibles à l’œil nu, ce qui complique le travail des surveillants.
Un phénomène qui menace la sécurité routière
La situation devient encore plus inquiétante avec la montée des cas d’usurpation d’identité. Plus de 1 500 infractions concernent des personnes se faisant passer pour d’autres candidats lors des examens. Ces pratiques remettent en question la fiabilité du permis comme certificat de compétence. Elles constituent un réel danger pour tous les usagers de la route.
En juin 2025, un homme a été jugé pour avoir passé des examens à la place de plusieurs candidats, facturant plus de 2 000 euros par session. Ce cas n’est pas isolé : 96 personnes ont déjà été poursuivies pour des faits similaires.
Les enjeux pour la sécurité
Ces dérives soulèvent une question essentielle : le permis de conduire ne se limite pas à un simple document administratif. Il atteste des compétences d’un conducteur, de sa capacité à maîtriser un véhicule, à connaître les règles et à réagir face aux dangers. Permettre à des personnes non qualifiées de conduire augmente mécaniquement le risque d’accidents sur la route.
