Chute record pour le marché auto français en 2026
Un début d’année difficile pour le marché automobile français
En ce début d’année 2026, le marché automobile en France affiche des chiffres en baisse. Selon la Plateforme Automobile (PFA), 107 157 voitures particulières ont été immatriculées en janvier, soit une baisse de 6,6 % par rapport à janvier 2025, où 114 673 véhicules avaient été enregistrés.
Ce ralentissement intervient après une année 2025 marquée par une baisse générale des ventes. La situation semble donc encore difficile pour le secteur en France.
Une croissance notable en Italie
De l’autre côté des Alpes, la tendance est différente. En Italie, le marché a connu une augmentation en janvier, avec 141 980 immatriculations, contre 133 780 en janvier 2025. Cela représente une hausse de 6,2 %.
Cependant, malgré cette progression, le marché italien reste inférieur à ses niveaux d’avant la crise sanitaire. En janvier 2019, on comptait environ 165 000 immatriculations, soit 14 % de plus qu’aujourd’hui.
Cette divergence soulève la question : pourquoi le marché italien se comporte-t-il différemment de celui de la France ?
Une année 2026 incertaine pour le marché italien
Malgré la croissance en janvier, les experts prévoient une année plus modérée pour l’Italie. La croissance annuelle devrait atteindre seulement 0,9 %, avec un total estimé à 1,54 million d’immatriculations pour 2026.
Par ailleurs, la répartition des motorisations change également. Le mois dernier, la part des véhicules 100 % électriques est tombée à 6,6 %, contre plus de 11 % en décembre. Bien que meilleure qu’en janvier 2025, cette baisse s’explique par une diminution des incitations financières par rapport à l’an dernier.
Une situation contrastée en France
En France, le segment électrique connaît une croissance exceptionnelle. Jamais auparavant les immatriculations de voitures électriques n’avaient représenté aussi une large part, atteignant 28 % des ventes totales en janvier. Cette hausse est notamment due aux nombreuses livraisons dans le cadre du leasing social et à la revalorisation des aides à l’achat, comme le bonus « coup de pouce ».
Malgré des dynamiques différentes, les deux marchés devraient finir par se rapprocher dans le courant de l’année 2026.
