Carburant en hausse : la facture va exploser en mars 2026
Une nouvelle hausse du prix du carburant
Au début du mois de mars 2026, les prix du carburant connaissent une forte augmentation. Cette tendance est notamment liée à la situation géopolitique au Moyen-Orient, qui a entraîné la fermeture partielle du détroit d’Ormuz. La majorité de la hausse chez les distributeurs provient de leur façon de réagir à ces fluctuations : ils ajustent rapidement les prix en une semaine à dix jours lorsque le prix du baril augmente, mais mettent plus de temps à les réduire après une baisse, en raison de l’écoulement des stocks achetés à prix élevé. En moyenne, une hausse de 10 dollars du prix du baril se traduit par une augmentation de 6 à 8 centimes par litre à la pompe.
Cette augmentation des prix pourrait faire grimper le budget des ménages consacrés au carburant de 10 à 15 % en 2026, si les cours restent à ces niveaux. Cependant, il n’y a pas de risque de pénurie à court terme. La France dispose d’environ 17 millions de tonnes de réserves stratégiques, équivalant à trois mois de consommation. Malgré cela, la précipitation des automobilistes à faire des « pleins de précaution » entraîne des files d’attente et alimente la panique.
Pourquoi le prix du gazole augmente-t-il plus vite que celui de l’essence ?
Sur les stations-service, il est fréquent d’observer que le prix du gazole augmente deux à trois fois plus vite que celui de l’essence sans plomb. Cette différence s’explique par plusieurs facteurs. Premièrement, la hausse du coût du pétrole brut influence directement le prix des produits raffinés. Depuis la fin février, le prix du baril de Brent a augmenté de plus de 10 %, ce qui a entraîné une hausse de 20 % pour l’essence, et plus de 60 % pour le gazole.
Une autre raison majeure est la dépendance de la France et de l’Europe au gazole importé. Environ 40 % de la consommation européenne de diesel provient du Moyen-Orient. Alors que la France possède des raffineries capables de couvrir 100 % de ses besoins en sans plomb, seulement la moitié de sa consommation de gazole est produite localement. L’autre moitié est importée, ce qui fait que le prix du gazole à la pompe dépend aussi de celui fixé par les fournisseurs étrangers, notamment en période de crise ou de conflit.
En réponse à cette hausse, le gouvernement a annoncé la mise en place de contrôles pour s’assurer que les stations-service ne pratiquent pas de hausses de prix abusives.
