Réparation auto : nouvelle règle européenne qui complique votre budget

Réparation auto : nouvelle règle européenne qui complique votre budget

Une nouvelle réglementation européenne qui complique la réparation automobile

Depuis le 1er novembre 2024, une nouvelle règle est en vigueur en France concernant l’accès à certaines pièces de véhicules. Elle impose la certification SERMI pour les garages qui souhaitent commander ces composants, notamment ceux liés à la sécurité. Cette mesure vise à renforcer la lutte contre le vol et la fraude, mais elle soulève aussi des inquiétudes quant à son impact sur le coût des réparations.

Qu’est-ce que la certification SERMI ?

Le nom complet de SERMI est « Security Related Repair and Maintenance Information ». Il s’agit d’un schéma européen instauré par le règlement délégué (UE) 2021/1244, en complément du règlement (UE) 2018/858. Son objectif est de contrôler strictement l’accès aux informations et pièces sensibles pour la sécurité des véhicules, afin de limiter les risques de vol et de reprogrammation illégale.

Concrètement, toutes les pièces considérées comme critiques pour la sécurité, comme les clés, les calculateurs, les modules d’airbag ou certains composants d’accès au véhicule, sont concernées. Depuis la mise en place du système SERMI, seul un réparateur certifié peut commander ces éléments. Les automobilistes qui souhaitaient acheter eux-mêmes ces pièces doivent désormais passer par un professionnel agréé.

Les démarches administratives et leurs effets

Les professionnels doivent désormais suivre des procédures plus strictes pour commander des pièces sensibles. Lorsqu’ils passent une commande, ils doivent vérifier l’habilitation de leur entreprise, celle du technicien, ainsi que l’immatriculation du véhicule. Parfois, une preuve de propriété ou un mandat du client est également demandé.

Ces échanges sont tracés et sécurisés pour éviter toute utilisation frauduleuse ou réparation non autorisée. Cependant, cela rallonge considérablement le processus et augmente la charge administrative pour les garages. Ces délais supplémentaires peuvent aussi faire grimper le coût final de la réparation.

Les coûts liés à la certification SERMI

Obtenir la certification SERMI implique aussi des dépenses pour les ateliers. Elle est délivrée par des organismes spécialisés et doit être renouvelée tous les cinq ans. La certification coûte de l’argent : l’atelier doit la financer pour lui-même puis pour chaque technicien. Des contrôles réguliers peuvent également avoir lieu durant cette période.

Ces démarches administratives engendrent des coûts et des délais qui se répercutent inévitablement sur le prix des réparations. Dans un secteur où les interventions sur l’électronique, les clés ou les airbags sont déjà coûteuses, cette nouvelle contrainte risque d’accroître encore la facture pour les automobilistes.

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