Stellantis pourrait partager l’usine de Rennes avec un partenaire chinois

Stellantis pourrait partager l’usine de Rennes avec un partenaire chinois

Stellantis pourrait partager son usine de Rennes avec un partenaire chinois

Selon des informations relayées par l’agence Bloomberg, le groupe automobile Stellantis discute actuellement avec le constructeur chinois Dongfeng. L’objet de ces discussions concerne l’avenir de plusieurs sites européens, notamment l’usine de Rennes-La Janais, symbole industriel de la Bretagne.

Le scénario envisagé pourrait aboutir à un partage des capacités industrielles, plutôt qu’à une simple vente. La présence de représentants de Dongfeng lors de visites des usines de Rennes et de Madrid indique que le dossier est déjà en phase avancée. Ces visites s’inscrivent dans un contexte plus large de négociations avec d’autres sites en Italie et en Allemagne.

Une gestion de la surcapacité et des enjeux politiques

Stellantis chercherait à réduire sa surcapacité en Europe, estimée à l’équivalent de quatre usines. La société a déjà commencé à ajuster son outil industriel, notamment en annonçant la fin de la production à Poissy après 2028, pour réutiliser l’usine à d’autres activités. Ces décisions ont provoqué des mouvements sociaux, illustrant la nervosité autour de l’emploi.

Concernant Rennes-La Janais, la solution envisagée ne serait pas la fermeture, mais un partage avec un constructeur chinois. Ce modèle pourrait ressembler à un « coworking » industriel, où Stellantis mettrait à disposition des espaces dans ses usines sous-utilisées en échange d’un soutien sur certains marchés, notamment en Asie.

Toute collaboration avec un partenaire chinois nécessiterait un examen attentif au niveau politique. Les gouvernements locaux, notamment en France et en Italie, surveillent de près ces négociations. En Italie, le gouvernement a montré une certaine ouverture à l’arrivée d’investisseurs étrangers, tandis qu’en France, cette perspective pourrait alimenter un débat sensible sur l’emploi et la présence des constructeurs chinois en Europe.

Une situation qui inquiète les syndicats

Les représentants du personnel suivent ces discussions de près. En Italie, la fédération syndicale Fiom a déjà demandé un rendez-vous avant l’Investor Day du 21 mai pour faire le point sur la stratégie de Stellantis. En France, aucune décision officielle n’a encore été annoncée pour Rennes, mais l’éventualité d’un partenariat avec Dongfeng place le site breton au cœur des préoccupations concernant l’avenir industriel du groupe dans l’Hexagone.

Officiellement, Stellantis affirme continuer ses discussions avec divers acteurs du secteur, sans commenter les spéculations. La société indique que ces démarches s’inscrivent dans une recherche constante de solutions pour offrir aux clients les meilleures options en matière de mobilité, laissant ainsi ouverte la possibilité de différents scénarios pour l’usine de Rennes.

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