Stellantis révolutionne la voiture électrique avec des batteries solides prometteuses
Les batteries solides : une avancée concrète pour Stellantis
Les batteries solides, longtemps considérées comme le futur de la voiture électrique, commencent à sortir des laboratoires. Un trio composé de Stellantis, de la start-up américaine Factorial Energy et du groupe coréen SK On semble faire avancer les choses. Après des tests routiers sur une Dodge Charger Daytona et la signature d’accords pour utiliser des usines existantes, cette technologie semble se rapprocher de la production en série.
Une étape majeure : un partenariat stratégique
Le 29 juillet 2026, Stellantis a signé un Memorandum of Understanding (MoU) avec Factorial Energy et SK On. Cet accord vise à étudier la possibilité de produire à grande échelle des batteries solides FEST dans des usines déjà en activité. Si la technologie impressionne sur papier, c’est surtout la capacité à la mettre rapidement en production qui sera décisive. Pour Stellantis, cette étape concrétise un pas important vers la commercialisation.
Les performances des batteries FEST de Factorial
Factorial Energy, société américaine dans laquelle Stellantis a investi, a développé des cellules solides FEST de 77 Ah. Ces cellules offrent une densité énergétique d’environ 375 Wh/kg et peuvent être rechargées en moins de 20 minutes. Elles fonctionnent dans une large plage de températures, de -30 °C à 45 °C, ce qui les rend adaptées à un usage automobile quotidien, même dans des conditions extrêmes.
Sur le papier, ces batteries promettent plus d’autonomie à poids égal, ou une réduction de poids pour une même distance parcourue. Elles permettent aussi des recharges très rapides, proches d’une pause café sur un long trajet, tout en offrant une sécurité accrue grâce à l’électrolyte solide, moins inflammable qu’un liquide classique.
Des tests en conditions réelles avec des véhicules de développement
En juin 2026, Stellantis a intégré une batterie FEST dans une Dodge Charger Daytona en phase de test. La marque a lancé des essais routiers en Amérique du Nord avec un petit parc de véhicules de développement. L’objectif est d’évaluer la technologie dans des conditions réelles : cycles de charge répétés, températures variables, conduite intensive. Aucune date de commercialisation n’a encore été annoncée.
Une production facilitée grâce aux usines existantes
Factorial Energy ne prévoit pas de construire ses propres gigafactories pour les batteries solides. La société conçoit sa technologie FEST pour qu’elle soit compatible avec des équipements déjà utilisés pour la fabrication de cellules lithium-ion. C’est là que l’implication de SK On est essentielle : ce groupe exploite un large réseau d’usines produisant des batteries pour plusieurs constructeurs dans le monde.
Selon Siyu Huang, directrice générale de Factorial Energy, la production à grande échelle ne sera viable que si la technologie peut être rapidement industrialisée. Leur partenariat avec SK On, qui possède une expertise et des infrastructures avancées, pourrait permettre une transition plus rapide du prototype à la série.
Les défis à relever et la compétition
Si la faisabilité technique est prouvée, plusieurs obstacles restent à franchir : améliorer le rendement industriel, maîtriser le coût des matériaux et garantir la fiabilité à long terme. De plus, la concurrence est déjà bien engagée. Des acteurs comme CATL, BYD ou Toyota travaillent aussi sur des batteries solides ou semi-solides, visant une commercialisation à grande échelle autour de 2030.
Avec des tests routiers en cours et des usines déjà prêtes, la question de l’arrivée des batteries solides devient de plus en plus concrète. La réponse commence à se faire jour, même si des défis importants restent à relever pour une mise en production massive.
