Audi : 7000 € d’amendes mystérieuses sans explication
Une propriétaire d’Audi reçoit près de 7 000 € d’amendes sans explication
En mai 2024, une avocate originaire de Trieste confie son Audi à un garagiste pour une réparation. Quelques semaines plus tard, elle découvre avec surprise qu’elle doit payer près de 7 000 € d’amendes. Elle ne comprend pas comment sa voiture a pu accumuler autant de contraventions.
Tout commence lorsque la conductrice laisse son véhicule chez le mécanicien, pensant qu’il sera réparé rapidement. Cependant, elle se retrouve rapidement submergée par des procès-verbaux. Ces amendes sont toutes associées à son immatriculation, alors qu’elle affirme que sa voiture n’a pas quitté le garage.
De la panne à l’accumulation d’amendes
Les faits remontent à mai 2024. La propriétaire, une avocate de cinquante ans, a rencontré une panne à Cervignano del Friuli, dans le nord-est de l’Italie. Son Audi est remorquée vers un garage à Trieste, où elle doit être diagnostiquée et réparée. Elle croit que son véhicule reste immobilisé dans l’atelier en attendant la réparation.
Mais, selon la presse italienne, la situation change quelques semaines plus tard. Le 15 juillet 2024, elle reçoit une première contravention pour stationnement sur une place réservée aux personnes handicapées. D’autres procès-verbaux suivent, notamment pour circulation malgré une immobilisation administrative en cours. Au total, ces amendes atteignent près de 7 000 €.
Les investigations indiquent que le propriétaire du garage aurait utilisé l’Audi pour ses déplacements quotidiens. Il aurait même roulé avec un permis de conduire suspendu. La propriétaire a réussi à repérer sa voiture garée devant le domicile du mécanicien grâce à Google Street View. L’affaire devient alors judiciaire, avec une procédure pénale en cours et une audience prévue pour octobre 2026.
Pourquoi les amendes concernent la propriétaire et quels recours
Les amendes sont envoyées à la propriétaire en raison du fonctionnement du Code de la route italien. Lorsqu’une infraction est relevée par radar ou caméra sans interception du conducteur, le procès-verbal est adressé au titulaire de la carte grise, donc au propriétaire du véhicule. La propriétaire doit alors indiquer l’identité du vrai conducteur dans un délai de 60 jours après la notification.
En cas de non-rivolte, une sanction supplémentaire peut venir s’ajouter. Dans ce dossier, la propriétaire a dû reconstituer les déplacements supposés de sa voiture et prouver qu’elle était immobilisée au garage à ces dates-là. Elle a contesté plusieurs procès-verbaux, estimant qu’ils ne correspondaient pas à ses propres comportements de conduite.
En Italie, le propriétaire peut payer l’amende ou faire un recours auprès du préfet ou du juge de paix. La responsabilité du mécanicien pour l’utilisation de la voiture et chaque infraction sera ensuite examinée par la justice. Aucune décision n’a encore été rendue concernant le paiement des amendes déjà émises.
Conseils pour les automobilistes confrontés à des contraventions inattendues
- Conserver tous les documents liés à l’entretien du véhicule, comme les devis et l’ordre de réparation.
- Vérifier attentivement les dates, lieux et heures indiqués sur chaque procès-verbal.
- Signaler officiellement, dans les délais, l’identité du conducteur réel si le véhicule a été utilisé par un tiers.
- Envisager une plainte ou une prise en charge juridique si l’usage du véhicule n’était pas autorisé.
Ce cas soulève la question de la responsabilité du garagiste dans l’utilisation d’un véhicule confié pour réparation. La procédure en cours devra déterminer si le mécanicien doit répondre des amendes liées à l’usage personnel de la voiture, alors qu’elle était sous immobilisation administrative et que son permis était suspendu. La justice devra trancher la responsabilité de chacun face à cette situation.
