Crise du diesel au Royaume-Uni : rationnement et vitesse limitée en vue

Crise du diesel au Royaume-Uni : rationnement et vitesse limitée en vue

Une crise du diesel qui ravive un scénario d’urgence

Au Royaume-Uni, la forte hausse du prix du diesel remet sur la table un plan d’urgence prévu en cas de pénurie. Ce scénario prévoit notamment la réduction de la vitesse à 80 km/h et le rationnement du carburant.

Actuellement, le prix du litre de diesel atteint près de 2 euros, un niveau record. Le responsable des politiques du RAC, Simon Williams, indique que cette situation pourrait conduire à une crise majeure, avec des stocks de diesel très faibles. Selon lui, il pourrait ne plus rester que 42 jours de réserves dans le pays.

Le plan d’urgence britannique en cas de pénurie

Ce plan, appelé National Emergency Plan for Fuel, est géré par le Département pour l’Énergie, le Climat et les Rénovations (DESNZ). Il prévoit des mesures pour soutenir l’approvisionnement en carburant en cas de rupture. Ces mesures seraient déployées en coordination avec l’industrie pétrolière et d’autres départements gouvernementaux.

En pratique, plusieurs dispositifs pourraient être mis en œuvre. Les stations désignées continueraient à vendre du carburant en priorité aux véhicules de secours et aux services essentiels. Des distributions en vrac seraient organisées pour alimenter notamment les hôpitaux et les transports publics. Enfin, un « Maximum Purchase Scheme » limiterait la quantité de carburant vendue par véhicule ou pourrait restreindre les horaires d’ouverture pour le grand public.

Une limitation de vitesse comme outil d’urgence

Parmi les mesures envisagées, la réduction temporaire de la vitesse à 80 km/h (50 mph) est un levier qui pourrait être utilisé en cas de crise extrême. Le Royaume-Uni a déjà appliqué cette restriction lors des crises pétrolières des années 1970. En France, une baisse de la vitesse de 90 à 80 km/h permettrait de réduire la consommation de carburant d’environ 0,12 %.

Ce scénario de limitation de vitesse n’est activé qu’en cas de pénurie nationale grave. La décision de le mettre en œuvre serait prise au niveau national par le DESNZ, qui coordonnerait également l’activation d’autres mesures comme le rationnement ou la priorité aux véhicules d’urgence.

Pour l’instant, cette hypothèse reste théorique. Un porte-parole du DESNZ a rassuré en affirmant que la France dispose d’un approvisionnement diversifié et résilient, et continue de travailler avec ses partenaires internationaux.

Ce contexte souligne toutefois la capacité qu’a un État à réagir face à un choc énergétique brutal, même si ces mesures d’urgence ne sont pas encore en vigueur. La situation au Royaume-Uni reste un exemple de ce que pourrait devenir une crise majeure du carburant.

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