Stellantis lance la révolution électrique pour les taxis en province
Stellantis souhaite électrifier les taxis en province
Stellantis lance une nouvelle offre de location longue durée spécialement conçue pour les chauffeurs de taxi. Cette offre propose sept modèles électriques avec des loyers à partir de 639 euros par mois, accompagnés d’aides financières cumulables.
Une solution adaptée aux besoins des taxis
Le constructeur met en avant le fait qu’un taxi parcourt en moyenne entre 50 000 et 60 000 km chaque année. Le coût du carburant est donc un poste important dans ses dépenses. Selon Stellantis, recharger un véhicule électrique coûterait trois à quatre fois moins cher que faire le plein de diesel. Cependant, ce chiffre doit être considéré avec prudence, car le coût dépend largement du lieu de recharge, que ce soit à domicile, en dépôt ou en borne publique rapide. Quoi qu’il en soit, avec les prix actuels du diesel, la recharge électrique apparaît nettement moins coûteuse.
Une offre de leasing complète
Le programme repose sur un leasing de 48 mois pour un maximum de 200 000 km. Il inclut une assistance 24h/24, l’entretien et un véhicule de remplacement. Pour les professionnels, cette dernière option est essentielle : un véhicule immobilisé signifie une journée sans revenu. Il faut cependant noter que 200 000 km sur quatre ans correspondent à la limite inférieure de l’usage annuel moyen, ce qui pourrait poser problème pour les gros rouleurs, qui risqueraient de dépasser ce forfait.
Les modèles électriques proposés
Ce sont au total sept modèles qui sont concernés, issus de différentes marques : Citroën, DS, Peugeot, Jeep, Opel et Leapmotor. Parmi eux, l’ë-C5 Aircross, la DS N°7 et N°8, le nouveau Jeep Compass, le Peugeot E-3008, le E-5008, ainsi que le Leapmotor C10. Ce dernier se distingue par sa architecture à 800 volts et sa capacité de recharge rapide, offrant plus de 700 km d’autonomie selon les versions.
Tarifs et aides financières
Les loyers, déjà réduits grâce aux aides, débutent à 639 euros par mois pour l’ë-C5 Aircross. Le Leapmotor C10 est à 654 euros, le Peugeot E-3008 à 680 euros, et la DS N°8 à 799 euros. Bien que ces tarifs ne soient pas des offres d’appel, ils restent cohérents pour une clientèle de taxis qui utilise son véhicule en continu.
Les aides publiques jouent un rôle clé
Les certificats d’économies d’énergie peuvent atteindre 3 600 euros pour un taxi indépendant. À cela s’ajoutent 2 000 euros pour les véhicules équipés de batteries fabriquées en Europe. Cependant, ces dispositifs d’aide dépendent de politiques publiques dont la pérennité n’est pas garantie. Si ces aides venaient à évoluer, les loyers pourraient également être ajustés.
Une opportunité principalement en province
Le marché ciblé n’est pas choisi au hasard. À Paris, la majorité des taxis sont déjà hybrides (65 %), avec 25 % de diesel et 10 % d’électriques. En dehors de la capitale, la situation est très différente : 79 % de taxis diesel, 15 % hybrides et seulement 4 % électriques. Le potentiel de conversion vers l’électrique est donc surtout important en province, où les bornes rapides sont moins nombreuses et où les trajets peuvent être plus longs.
