Accident à Coulommiers : un conducteur bourré à l’extrême enflamme la Seine-et-Marne
Un accident sans blessé mais un taux d’alcoolémie exceptionnel
Un incident apparemment banal s’est produit début décembre à Coulommiers, en Seine-et-Marne. Un automobiliste a percuté la voiture d’un ancien policier, sans faire de blessés. Cependant, ce qui a marqué les autorités, c’est le taux d’alcool dans le sang du conducteur, qui a été exceptionnellement élevé.
Le conducteur, âgé de 55 ans, roulait à bord d’une Lexus lorsqu’il a perdu le contrôle de son véhicule. La voiture a alors heurté à faible vitesse celle d’un commandant de police retraité, connu dans la région. Au lieu de s’arrêter pour faire face à l’accident, l’homme a redémarré et tenté de continuer sa route. L’ancien policier, surpris, a décidé de le suivre.
Une conduite inquiétante et une situation critique
La situation aurait pu devenir tragique. Selon le retraité, le véhicule aurait pu finir dans la vitrine d’un magasin. Alertés, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues pour arrêter le conducteur. Lors de leur arrivée, ils ont découvert une bouteille de whisky dans la voiture, et l’homme était incapable de rester debout.
Transporté à l’hôpital, il a été placé en état de coma éthylique. Les analyses sanguines ont révélé un taux d’alcoolémie de 7,92 grammes par litre de sang, un chiffre très rare et inquiétant. Ce niveau dépasse largement celui généralement constaté lors des contrôles routiers.
Un record d’alcoolémie qui inquiète
À ce taux, la majorité des personnes ne seraient plus conscientes. Les médecins parlent même d’un seuil potentiellement mortel, soulignant la dangerosité de la situation pour le conducteur et pour les autres usagers de la route. Ce n’est pas la première alerte pour cet homme. Quinze jours avant l’accident, il avait déjà été arrêté pour ivresse manifeste.
Après sa sortie de l’hôpital, il doit comparaître en mai prochain dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité. Son véhicule a été mis en fourrière. Sur le plan national, ce taux d’alcoolémie place cette affaire parmi les plus extrêmes jamais enregistrées. Le précédent record français connu remonte à 2005, dans l’Ain, avec 10 grammes par litre. Un autre cas, encore plus spectaculaire, concernait un ressortissant polonais avec un taux de 13,74 g/l, il y a plusieurs années. En Seine-et-Marne, le chiffre de 7,92 g/l reste gravé dans les mémoires.
