Le Diesel en Déclin : Les Nouvelles Immatriculations Plongent en 2025

Le Diesel en Déclin : Les Nouvelles Immatriculations Plongent en 2025

Le diesel, longtemps privilégié sur le marché automobile français, connaît une baisse continue. En 2025, ses nouvelles immatriculations ont encore diminué, au profit des véhicules électriques et hybrides.

Une baisse significative en 2025

Les chiffres de 2025 confirment cette tendance. Les immatriculations de voitures diesel ont chuté de 34 % en décembre, selon AAA Data. Sur l’ensemble de l’année, le diesel perd du terrain face aux motorisations électrifiées. Il devient de plus en plus minoritaire dans le marché du neuf.

Cette désaffection concerne aussi bien les particuliers que les flottes professionnelles. L’image du diesel est fortement dégradée. Les autorités multiplient en effet les restrictions de circulation, notamment avec les ZFE (Zones à Faibles Emissions), et mettent en place des réglementations visant à limiter l’usage des carburants non-renouvelables. Même si la fin des moteurs thermiques est reportée à 2035, le diesel voit son avenir s’assombrir.

Malgré cette tendance, le diesel reste très présent sur le marché de l’occasion, représentant près de 45 % des transactions en 2025. Cela montre que cette motorisation conserve certains atouts, notamment en termes de sobriété et de longévité. Cependant, pour le neuf, l’avenir semble plus incertain.

Les solutions pour relancer le diesel en 2026

Face à cette baisse, constructeurs et énergéticiens explorent différentes pistes pour rendre le diesel plus vert. La plus avancée est l’utilisation du HVO100, un biocarburant de synthèse fabriqué à partir d’huiles végétales hydrotraitées. Ce carburant permettrait de réduire jusqu’à 90 % les émissions de CO₂ sur l’ensemble de son cycle de vie, sans avoir besoin de modifier les moteurs actuels.

Déjà autorisé en France pour certaines flottes professionnelles, le HVO100 séduit notamment les transporteurs et les collectivités. Plusieurs constructeurs valident désormais ce carburant pour leurs moteurs diesel récents, facilitant sa diffusion. Par exemple, les véhicules BMW diesel sont compatibles avec ce type de carburant.

Il existe aussi d’autres options, comme les biocarburants avancés ou les carburants de synthèse. Cependant, leur coût élevé et leur disponibilité limitée restent des obstacles majeurs. En 2026, le diesel pourrait alors continuer à jouer un rôle de transition. Il serait réservé aux usages professionnels ou aux territoires où l’électrique est difficile à déployer.

Un avenir incertain mais stratégique

En résumé, le diesel ne retrouvera sans doute pas ses volumes d’antan. Mais il pourrait conserver une niche, à condition d’évoluer. Sans innovations comme le HVO100, son déclin serait probablement irrémédiable. Avec ces solutions, il pourrait encore jouer un rôle limité mais important dans la transition énergétique.

Auto Pour Vous

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *