Aide historique pour sauver le dernier fabricant français de pneus reconditionnés

Aide historique pour sauver le dernier fabricant français de pneus reconditionnés

Une aide financière pour soutenir le dernier fabricant français de pneus reconditionnés

Face aux difficultés rencontrées par Black Star, le seul fabricant français de pneus reconditionnés encore en activité, le gouvernement a annoncé la mise en place d’un dispositif d’aide financière. Selon ce mécanisme, chaque pneu rechapé vendu en France rapporterait au moins 6 euros à l’entreprise, financés par les éco-organismes.

Mathieu Lefèvre, ministre délégué à la Transition écologique, estime que cette aide pourrait représenter environ 4 millions d’euros par an pour Black Star. Il précise que cette somme pourrait renforcer la compétitivité de l’entreprise face aux pneus neufs importés.

Une situation difficile mais des perspectives d’amélioration

Laurent Cabassu, directeur général de Black Star, accueille cette annonce avec prudence. Il se dit « extrêmement satisfait » mais souligne que « six euros par pneu rechapé » reste insuffisant pour couvrir tous les coûts. L’entreprise, qui emploie 150 personnes entre Vienne (Isère) et Béthune (Pas-de-Calais), a enregistré une perte de 8,5 millions d’euros en 2025.

Les difficultés de Black Star sont multiples : le prix élevé des pneus usagés, la concurrence chinoise déloyale, et une partie de ces pneus qui se révèlent de mauvaise qualité et deviennent inutilisables.

Des innovations technologiques en vue

Malgré tout, l’espoir renaît pour Black Star. La direction évoque une « avancée technologique imminente » permettant d’améliorer le tri des pneus usés. Cette innovation, prévue « d’ici quelques mois », pourrait considérablement réduire les coûts et changer la donne économique de l’entreprise.

Le gouvernement promet également une mise en œuvre rapide du dispositif d’aide, conscient que « le temps industriel est précieux ».

Une situation d’urgence et des perspectives de reprise

Black Star, placée en sauvegarde fin janvier, attend des offres de reprise jusqu’au 4 mars. Si aucune offre officielle n’a encore été déposée, Laurent Cabassu note des signaux encourageants, notamment des personnes qui viennent se renseigner. Le soutien public vise à rendre la société plus attractive pour d’éventuels investisseurs.

Un engagement de l’État pour l’avenir du secteur

Au-delà de cette aide financière, toute la filière du recyclage des pneus doit être revitalisée. Une loi de 2020 oblige déjà les administrations à privilégier l’achat de pneus reconditionnés, mais son application reste limitée. Mathieu Lefèvre insiste : « L’État doit être exemplaire. »

Il s’engage à faire en sorte que la commande publique favorise réellement les solutions françaises, durables et performantes.

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