Un Français sur cinq a repoussé l’achat de sa voiture neuve en 2025

Un Français sur cinq a repoussé l’achat de sa voiture neuve en 2025

Un Français sur cinq reporte l’achat de sa voiture neuve

En 2025, une étude révèle qu’un Français sur cinq évite volontairement d’acheter une voiture neuve. Cette tendance s’explique par la hausse des prix, les nouvelles restrictions liées aux Zones à Faibles Émissions (ZFE) et une inflation persistante. La combinaison de ces facteurs nourrit une attitude d’attentisme inédite.

Une enquête menée auprès de 1 000 automobilistes montre que près de 46 % n’ont pas l’intention de changer de véhicule dans l’année à venir. Par ailleurs, 24 % envisagent encore un achat classique, tandis que 10,7 % préfèrent opter pour une formule de leasing ou de location avec option d’achat (LOA). De plus, 74 % des Français considèrent désormais posséder une voiture comme un luxe, et la moitié d’entre eux ont déjà renoncé à remplacer leur auto faute de moyens financiers.

Les raisons de ce recul dans l’achat de véhicules neufs

Traditionnellement, le marché automobile fonctionne selon un cycle bien rodé : on achète, on conserve le véhicule quelques années, puis on le remplace. Cependant, aujourd’hui, 20,9 % des conducteurs déclarent avoir délibérément repoussé leur achat cette année. Quand on ajoute les 45,8 % qui n’envisagent aucun remplacement à court terme, cela indique un vieillissement du parc automobile et un ralentissement des intentions d’achat.

Les formules de financement alternatives comme la LOA ou la LLD ne séduisent qu’environ 11 % des répondants, ce qui montre une réticence accrue à s’engager. Beaucoup préfèrent simplement ne rien faire plutôt que de se lancer dans un achat coûteux.

Les obstacles économiques et réglementaires

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. L’incertitude économique joue un rôle majeur : inflation, factures qui augmentent, salaires qui stagnent. Pour un revenu moyen de 2 000 € par mois, une nouvelle voiture représente souvent l’équivalent d’un à trois mois de salaire annuel. Certains automobilistes ont même dû contracter un prêt personnel pour couvrir une réparation, ce qui rend l’achat neuf moins envisageable.

Le coût élevé de l’usage et les règles de circulation

Le premier frein à l’achat reste le coût global de possession. Ce ne sont plus seulement le prix d’achat, mais aussi le carburant, l’entretien, les réparations, l’assurance et les taxes qui pèsent sur le budget. Selon les sondages, plus d’un tiers des conducteurs citent l’entretien comme leur dépense principale, devant le carburant. Beaucoup repoussent également les réparations ou réduisent leur niveau d’assurance pour limiter leurs dépenses.

Par ailleurs, les nouvelles règles de circulation, notamment les ZFE et la vignette Crit’Air, obligent les conducteurs de véhicules anciens à se poser des questions sur leur remplacement. Pourtant, le choix est aujourd’hui difficile : 82 % des automobilistes roulent encore avec un véhicule thermique, majoritairement diesel ou essence. La crainte de voir ces moteurs bientôt restreints ou de devoir investir dans une électrique coûteuse incite à la prudence et à la temporisation.

Les freins à la transition vers l’électrique

La voiture électrique, qui devait faciliter la transition vers un marché plus « vert », reste perçue comme difficile d’accès. En effet, 45 % des automobilistes citent le prix comme principal obstacle, devant l’autonomie (23 %), le manque de bornes (8,1 %) ou le temps de recharge (8,3 %). Seuls 7,7 % évoquent un doute sur la fiabilité de la technologie.

Malgré des dispositifs d’aide comme le leasing social, ces offres restent limitées et souvent réservées à certains profils. La prime à la conversion a disparu, et les aides financières fluctuent d’une année à l’autre. La majorité des conducteurs se sentent perdus face à cette complexité et jugent ces dispositifs peu accessibles.

Une tendance à la conservation et à l’attentisme

Dans ce contexte, de nombreux ménages optent pour conserver leur voiture plus longtemps ou se tourner vers le marché de l’occasion récente. La location avec option d’achat (LOA) ou la location longue durée (LLD) leur permet de limiter le risque de mauvais choix technologique. Les acheteurs privilégient également le contact humain en concession, le prix affiché, les garanties et l’accompagnement plutôt qu’un parcours entièrement en ligne.

Tant que le coût d’entrée restera élevé, que l’incertitude sur les dispositifs de ZFE perdurera, et que les aides seront jugées compliquées, une partie importante des Français continuera de repousser l’achat d’une voiture neuve.

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