Dodge revient en Europe après 15 ans d’absence
Après plus de 15 ans d’absence, Dodge prépare son grand retour en Europe. La marque américaine, autrefois disparue du marché européen depuis 2010 suite à la restructuration de Fiat et le rachat de Chrysler, revient désormais via un importateur officiel. Cette relance intervient dans un contexte où Dodge cherche à renouveler son image et à conquérir de nouveaux marchés.
Une relance stratégique pour Dodge
Ce retour en Europe est une étape importante pour Stellantis, le groupe qui possède Dodge. La marque souhaite relancer ses ventes en Europe, où elle a été peu présente ces dernières années. Sur son marché domestique en Amérique du Nord, la Dodge Charger a connu un déclin, notamment à cause de la transition vers des motorisations plus écologiques. La nouvelle version de la Charger, emblématique muscle car, cherche ainsi à séduire de nouveaux clients et à renouveler son image.
Une gamme électrique déjà en préparation
La grande nouveauté de cette huitième génération repose sur ses versions 100 % électriques, regroupées sous le nom Daytona. Commercialisées dès la fin 2024 aux États-Unis, ces versions seront également disponibles en Europe. La version coupée doit arriver à la fin de l’année 2024, suivie d’une berline en 2025. Bien que Stellantis n’ait pas encore confirmé les dates précises, le processus d’homologation laisse penser que les premières livraisons pourraient débuter vers 2027.
Ces véhicules électriques sont construits sur la plateforme STLA Large de Stellantis. Ils disposent d’une batterie de 100,5 kWh, de deux moteurs électriques et d’une transmission intégrale. La version d’entrée, Daytona R/T, développe 503 chevaux (370 kW) et offre une autonomie d’environ 640 kilomètres. La version haut de gamme, Scat Pack, peut atteindre 679 chevaux (500 kW) avec un couple de 850 Nm, et une autonomie estimée à 520 kilomètres. Malgré leur poids, ces modèles promettent des performances impressionnantes, notamment en accélération.
Des ventes décevantes aux États-Unis
Malgré ces innovations, la Charger rencontre des difficultés commerciales aux États-Unis. La version électrique Daytona a enregistré seulement 240 unités vendues au premier trimestre 2026. Quant à la version thermique Sixpack, elle n’a séduit que 1 672 acheteurs sur la même période, un chiffre bien inférieur aux ventes de l’ancienne génération. Les fans américains privilégient toujours le V8, notamment celui de la Ford Mustang, qui reste un modèle emblématique.
Une motorisation en mutation
Pour s’adapter aux réglementations européennes tout en conservant une motorisation thermique, Dodge a choisi de remplacer le mythique V8 par un nouveau moteur, appelé « Sixpack ». Il s’agit d’un moteur 3,0 litres biturbo à six cylindres en ligne, nommé Hurricane. Ce moteur développe 420 chevaux dans sa version standard, et jusqu’à 550 chevaux dans la version Scat Pack High Output.
Face à la baisse de production de la Tesla Model S Plaid et à la concurrence des berlines électriques allemandes au style plus sobre, la Charger mise sur son look rétro, inspiré du modèle de 1966, et sur sa stature imposante. Le prix officiel n’a pas encore été annoncé, mais il est probable que le tarif d’entrée pour la version électrique dépasse les 100 000 euros. La voiture vise un segment élitiste, appuyé par son capital de sympathie, enrichi par six décennies d’histoire dans le cinéma et la culture populaire.
