Leasing social 2026 : peu de voitures électriques accessibles aux ménages modestes
Leasing social : une sélection de véhicules très limitée pour l’année 2026
La troisième édition du leasing social, officiellement lancée le 16 juillet prochain, se limite à un nombre très restreint de véhicules. Ce dispositif, destiné à aider les ménages modestes à accéder à la voiture électrique, voit ses critères d’éligibilité sévèrement resserrés cette année.
Un objectif initial : favoriser l’électrique pour les ménages à faibles revenus
Lancé en 2024, le leasing social a pour but de permettre à des familles à revenus modestes de passer à l’électrique grâce à une location longue durée à prix réduit. Lors de la campagne présidentielle de 2022, le candidat Macron avait promis une offre de voitures électriques autour de 100 euros par mois, sur trois ans. Depuis, environ 100 000 Français ont déjà bénéficié de ce programme.
Les réformes et critères d’éligibilité
Au fil des années, le dispositif a été modifié. En 2026, l’enveloppe budgétaire a été portée à 401 millions d’euros. L’aide financière varie désormais entre 6 500 et 9 000 euros. Une prime supplémentaire de 500 euros peut aussi être attribuée aux véhicules dont le moteur électrique est assemblé en Europe. Pour cela, il faut que l’équipement électrique soit produit dans l’Espace économique européen, notamment le rotor, le stator, et le bobinage.
Pour bénéficier du leasing social, le revenu fiscal de référence par part doit être inférieur ou égal à 16 880 euros. Les autres critères concernent le kilométrage professionnel annuel supérieur à 8 000 kilomètres ou la distance entre le domicile et le lieu de travail, qui doit être d’au moins 10 kilomètres.
Les véhicules exclus cette année
Le principal changement concerne la sélection des véhicules. Le poids maximum autorisé est désormais de 1 800 kilos, contre 2 400 kilos auparavant. En conséquence, la majorité des voitures familiales, comme le Renault Scenic, le Peugeot e-3008 ou le Volkswagen ID.4, sont exclues. Certains modèles compacts tels que la Volkswagen ID.3 ou la Skoda Elroq sont aussi écartés.
De plus, seuls les véhicules dont le certificat de conformité CE (Type Variante Version, TVV) a été reçu avant le 18 mai 2026 sont éligibles. Cela exclut plusieurs nouvelles citadines électriques du groupe Volkswagen, notamment la Volkswagen ID. Polo, la Cupra Raval ou la Skoda Epiq. Sur la liste, seules Renault et le groupe Stellantis peuvent présenter des offres validées. La Nissan Micra, produite en France, figure également parmi les véhicules éligibles. Hyundai, avec ses modèles Inster et Kona, est aussi représenté.
Une sélection qui semble protéger certains acteurs
Au final, cette sélection restreinte donne l’impression d’un protectionnisme déguisé, avec une préférence pour certains constructeurs comme Renault et Stellantis.
Il est important de rappeler que les mensualités du leasing social ne couvrent pas l’assurance ni l’entretien du véhicule.
