Leasing social 2026 : quels modèles électriques exclus de la nouvelle liste

Leasing social 2026 : quels modèles électriques exclus de la nouvelle liste

Leasing social 2026 : des modèles absents de la liste officielle

À l’approche de l’ouverture du dispositif de leasing social pour 2026, de nombreux ménages découvrent que certains de leurs modèles électriques préférés ne figurent pas dans la liste officielle. En cause : de nouvelles règles, des constructeurs évincés et des offres alternatives qui changent la donne.

Une enveloppe financière en hausse, mais une liste limitée

Malgré une augmentation du budget, cette troisième édition du leasing social, qui débutera le 16 juillet 2026, ne propose qu’une vingtaine de modèles. Le montant total de l’aide a été porté à 401 millions d’euros, financés par les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), soit près de 31 millions de plus qu’en 2025. L’aide, qui s’élève à 6 500 € pour tous les véhicules éco-scorés, peut atteindre 9 500 € si le moteur et la batterie sont fabriqués en Europe.

Cependant, certains grands constructeurs, comme Volkswagen ou Ford, ne figurent pas dans cette liste. Des modèles attendus, tels que la Volkswagen ID.3 ou la Kia EV4, ont disparu de la sélection, ce qui déçoit de nombreux acheteurs. Des concessionnaires expliquent que des clients avaient basé leurs projets sur ces voitures, sans se douter qu’elles seraient finalement exclues.

Les nouvelles règles qui modifient la sélection

Depuis sa première édition, le dispositif a été orienté pour favoriser les marques françaises. L’objectif principal est de réduire la dépendance au pétrole en électrifiant le parc automobile. L’éco-score environnemental joue un rôle clé : il permet d’écarter certains constructeurs étrangers, notamment chinois, en privilégiant les véhicules dont le moteur et la batterie sont fabriqués en Europe.

Deux règles ont été introduites tardivement pour 2026. La première, fixée au 18 mai 2026, exclut tous les nouveaux modèles ou variantes dont l’éco-score n’a pas encore été validé. La seconde limite la participation aux véhicules électriques familiaux dont la masse en ordre de marche dépasse 1 799 kg. Ces changements ont notamment impacté Volkswagen, qui voit ses modèles ID.3, ID.4, ainsi que d’autres très demandés, exclus du dispositif.

Les conséquences pour les constructeurs et les stratégies alternatives

Outre Volkswagen, d’autres marques voient leur gamme réduite. Kia, par exemple, ne pourra proposer qu’une version à petite batterie de son EV2. La grande batterie disparaît, faute d’éco-score à temps. Ford, qui s’était illustré en 2025, ne participera pas non plus à cette édition.

Selon Sylvain Charbonnier, directeur général de Volkswagen France, ces règles tardives sont très discriminantes pour certains constructeurs. Il regrette notamment la règle du poids qui élimine des modèles très demandés, comme l’ID.4, pourtant appréciés pour leur habitabilité familiale. La marque souligne continuer à proposer des offres attractives, sans restriction de revenu ou de situation professionnelle, en dehors du cadre du leasing social.

Des marques qui innovent pour contourner les restrictions

Face à ces exclusions, plusieurs constructeurs proposent leurs propres solutions. Volkswagen, par exemple, lance une offre de leasing à 199 € par mois pour la nouvelle ID. Polo, accessible à un large public via la Prime Coup de Pouce. Ford aussi propose la Puma Gen-e à un tarif similaire, dans une volonté d’offrir plus de simplicité et d’accessibilité.

Ces stratégies montrent que, même si certains modèles ont été exclus de la liste officielle, ils restent présents sur le marché. Le message pour les consommateurs est clair : l’aide publique évolue, mais la mobilité électrique continue de se développer, avec ou sans le dispositif officiel.

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