Incroyable : 50 jours dans une voiture neuve sans en être le propriétaire officiel
Une voiture neuve, 50 jours d’utilisation et un problème administratif
Aux États-Unis, un automobiliste a découvert qu’il roulait pendant près de deux mois dans une voiture neuve sans en être officiellement propriétaire. La voiture, qui lui semblait être à lui, restait en réalité au nom de l’ancien propriétaire. Cette histoire, racontée sur TikTok, soulève des questions importantes pour les conducteurs français, habitués à gérer leur carte grise.
Le conducteur pensait avoir acheté la voiture après avoir signé les papiers, payé et pris la route. Pendant 50 jours, il a utilisé le véhicule comme s’il en était le seul propriétaire. Mais il a rapidement compris que, sur le plan administratif, la voiture était toujours au nom de l’ancien propriétaire, et qu’un crédit non soldé pouvait encore peser sur la situation. Entre les délais d’envoi des documents et les plaques provisoires, il a vécu une sorte d’essai routier sans fin, sans savoir qu’il n’était pas en règle.
L’histoire de Kobe : 50 jours au volant d’une voiture qui ne lui appartenait pas
Sur TikTok, sous le pseudonyme Kobe, l’utilisateur (@product1k) raconte son expérience en vidéo. Il explique qu’il a conduit une voiture neuve pendant six mois, croyant l’avoir achetée. En réalité, lors de l’achat, la concession ne lui avait pas fourni tous les papiers nécessaires, et il n’avait qu’une immatriculation provisoire. Il découvre alors que le véhicule était encore soumis à un gage au nom de l’ancien propriétaire. En résumé, il conduisait une voiture dont il n’avait pas la pleine propriété.
En se renseignant sur la réglementation locale, Kobe apprend que le vendeur devait transmettre le dossier à l’administration dans un délai précis. Au Maryland, par exemple, ce délai est de 30 jours. Or, la concession n’a envoyé les documents que 60 jours après la vente. Il aurait pu rendre la voiture et récupérer son argent pendant ce laps de temps. Après avoir porté plainte, il met en garde les acheteurs : il faut s’assurer de disposer de tous les papiers lors de l’achat pour éviter ce genre de situation.
Les risques en France si la carte grise n’est pas à votre nom
En France, une situation similaire peut rapidement devenir un casse-tête. Tant que la carte grise n’est pas transférée à votre nom, l’administration reste liée à l’ancien titulaire, même si vous avez payé. Sur le papier, la propriété dépend du contrat de vente, mais sans changement officiel, vous ne pouvez pas circuler sereinement, assurer votre véhicule ou le revendre.
Après l’achat, vous disposez d’un délai d’un mois pour faire inscrire le véhicule à votre nom. Passé ce délai, vous risquez une amende pouvant aller jusqu’à 750 €, et des complications lors de contrôles ou en cas d’accident. Rouler avec une carte grise au nom de l’ancien propriétaire peut aussi mener à la mise en fourrière ou à un refus d’indemnisation par l’assurance. Si le véhicule est encore gagé ou frappé d’opposition, il est impossible de faire la démarche sur le site de l’Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS).
Que faire si la carte grise n’est pas à votre nom ?
Pour éviter ces problèmes, il est conseillé de vérifier tous les documents lors de l’achat. La carte grise doit être au nom du vendeur, barrée, datée et signée. Il faut aussi s’assurer de la présence d’un certificat de cession rempli et signé, d’un certificat de non-gage récent, et, si nécessaire, d’un contrôle technique en cours de validité.
Si, après l’achat, la carte grise n’a toujours pas été changée, il est important d’agir rapidement. Il faut relancer le vendeur ou la concession par écrit. En cas de silence ou de retard, une mise en demeure en recommandé peut s’avérer nécessaire. En cas de blocage persistant, il est possible de demander l’annulation de la vente ou de porter plainte pour escroquerie. Conserver tous les échanges écrits et le certificat de cession constitue une précaution essentielle pour se protéger.
